‹ Histoire générale de l'Église (volume 3)Chapitre 14 sur 284 · Nov. 128, c, xxiT ; nov. 8, c. ix · texte numérisé non relu

Nov. 128, c, xxiT ; nov. 8, c. ix

5. Code, De tyisiopali andientia. 2?. î."). 2(î. <J. Code, De epise, aud., 18, 26, Xovcttr. t.

nistralives avait préparé à cette délicate mission, Pélaoe I*^, sut P<^'pa* I*

mettre à profit cette législation bienveillante de l'empereur byzantin '. « Ses regestes, dit le P.Grisar,nous donnent le spectacle d une activité vive et énergique. Tantôt il intervient dans le désordre des tribunaux, tantôt il fait appel au pouvoir séculier contre des évêques intrus, tantôt il lutle contre les abus du mo- I' orpani?e

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iiachisme ou du clergé avec les armes du châtiment ecclésias- tioa lernootique... Çà et là, les lettres de ce Pape ont une forte empreinte u^^jife p'ootiflséculière ; mais les devoirs particuliers de l'époque le voulaient ***• ainsi. Quand il s'agit surtout de remettre de l'ordre dans les finances ou les possessions du Saint-Siège^ Pelage développe une vigilance qui descend jusqu'au moindre détail » '.Une lettre du zélé pontife nous donne le vrai motif de tant de vigilance. Il s'agissait des res pauperum^ et, pour sauvegarder le « bien des pauvres », nul soin ne devait lui coûter '. Pelage P"" doit être regardé comme le principal organisateur de l'administration temporelle du domaiîie pontifical.

Sous les trois successeurs de Pelage I*', qui furent Jean III, Benoît I**" et Pelais JI *, les invasions des Lombards, bien dIus terribles que ne l'avaient été celles des liérules et des Ostrogolhs, permirent à peine de veiller aux soins les plus urgents dans l'administration du domaine pontifical. Mais le développement de la puissance temporelle des Papes était moins leur œuvre personnelle que celle des événements providentiels. Les troubles mêmes que nous venons de rappeler mtirent en évidence le grand ascendant des Papes, furent pour eux l'occasion d'exercer plus d'une fois le rôle d'arbitre dans les conflits les plus aigus, et contribuèrent ainsi à l'accroissement de leur prestige souverain, même dans l'ordre social et politique, a Les Papes, dit M. Lavisse, sont dès lors les vrais maîtres de Rome *. » Aussi, lorsque le successeur de Pelage II, saint Grégoire le Grand, prit possession du Souverain Pontificat, il fut effrayé de se voir chargé de tant d'affaires ex»

1. Pelade était né à Rome et Issu d'une famille aristocratique (Paoco»»», D* h€llo gothico, III. 16. 17, 20. 21 ; Liber Pontifie., I, 304).

t. Gkibab, nint. de Rotrtt et des Papes, t 1, 2» partie, p. 152, 153.

S Mi«i. IV, 73«.

4 Jean III, Benoît I«* et Pelage II étaient romains. Lihtr Poatif, I, 305, 808, 309.

. Histoire gènirah, de LiTiJ«a ci RAMa.«cn. I. 231.

térieures, de tant de préoccupations politiques et sociales ; «je me demande, écrivait-il, si être Pape en ce moment, c'est être un chef spirituel ou un roi temporel » '. La P«p«uti^ La vie sociale de la Papauté commençait en effet, le Moyen InatituUoQ 1'.- Age s'ouvrait ; et l'on comprend l'effroi du saint Pontife à la ***'** vue de sa grande et lourde mission. Mais, pour accomplir sa tâche, le nouveau Pape trouvait autour de lui de nouveaux ouvriers, préparés par la Providence ; c'était la famille monastique de laquelle il était sorti lui-même, c'étaient les fils de saint Benoît, dont le rôle va remplir l'histoire pendant la période dont nous abordons le récit.

La fondatian En 480, quatre ans après la chute de l'empire romain, était

des moines né à Nursie, en Campanie, celui dont l'œuvre allait exercer

Saint Benoit ^^^ ^^ grande influence. « Il s'appelait Benedictus, Benoît, dit

0-543). son saint biographe, et ce nom exprimait bien la bénédiction de

Dieu qui était en lui. Ses mœurs n'étaient pas de son âge ; il ne

donnait rien aux plaisirs des sens... Issu d'une famille noble, il

fut envoyé à Rome pour y étudier les belles-lettres. Mais il

vit que beaucoup de ses compagnons, en étudiant, se laissaient

entraîner dans la pente du vice ; et, à peine entré dans le monde,

il s'en retira * ».

A quarante milles de Rome, au delà de Tibur, dans ces gorges Bnblaco. ®^ bondit et écume l'Anio chanté par Horace, au-dessus des ruines désolées d'une ancienne villa impériale construite par Néron, le jeune adolescent trouva une grotte déserte. Il ne demandait pas autre chose, suivant l'expression de son biographe, que « d'y vivre avec lui-même sous le regard de Dieu » '. Cet endroit solitaire s'appelait Subiacum. Aujourd'hui, le pieux voyageur qui visite le Sacro Speco de Sul;iaco n'est pas moins éuui par le-3 grands souvenirs qui s'y rattachent

1. Gaio. Maom , Epislofn'. Lib. J, ep. 25. Mio.'^i, tome LXXVII. col. 676-677. Boo in looo qui quis pastor dicitur curis exUrioribus graviter ocoupatur, ita Ht xirpe inceiuiii sii, utrum pastoris officium an tsrreiù pfoctrit agat. M G. H., lieg , I. 24, p. 85.

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