GtBBoi, Histoire de la Décadence, c. xxviii
3. Cette législation personnelle se trouve bien dans la loi dTuric (Esmjw, Hittoire du droit français, p. '61). Mais les conciles de Tolède l'ont fait di»parailre, an moins dans le droit civil.
porte un caractère savant, systématique, social. On y sent l'ouvrage de ce clergé qui prévalait dans les conciles de Tolède et qui influait si puissamment sur le gouvernement du pays *. » Affranchigse- De tels principes d'égalité devant la loi et de respect de la '^'^"claves. **' justice ne pouvaient que favoriser l'abolition de l'esclavage. L'Eglise d'Espagne n'abandonna pas à la seule influence des idées et des principes généraux le progrès de l'œuvre d'émancipation qu'elle avait commencée au concile d'Elvire, dès le 0(ici8ion8 des début du iv^ siècle. Les conciles de Tolède intervinrent direcpjs'd'e'l'eeda ^^ment pour défendre la cause des esclaves. Des juifs en fai- ▼*&«• saient le trafic. Les conciles défendirent de vendre aux Juifs les esclaves baptisés et tantôt autorisèrent tout fidèle à les racheter, tantôt les déclarèrent libres sans rachat. « On ne peut ignorer, dit le X® concile de Tolède, que ces esclaves ont été rachetés par Jésus-Christ. On devrait plutôt les acheter que les vendre ^ » Les IV^ et IX^ conciles de Tolède déclarent que les esclaves ou serfs des domaines ecclésiastiques seront affranchis par l'évêque avant de recevoir les ordres sacrés *. Formule d'af- ^^^ ^^^^ paraît avoir été usitée cette touchante formule, franchisse- découverte et publiée dans le dernier siècle : « Qu'il soit connu de tous les habitants de cette province que moi N., du lieu appelé N., pensant au salut de mon âme, à celui de mes parents et de mes proches pour l'amour du Christ qui nous délivre de la tyrannie de Satan, j'ai résolu de délivrer du joug importun de la servitude humaine un de mes esclaves, appelé N., afin que, lié au service divin, d'une âme libre et tranquilla il ne cesse de prier pour la rémission de ses péchés, pour moi et pour les miens, et que, montant successivement les degrés de la sacrée hiérarchie, chaque jour de plus près et plus familièrement il ait moyen de solliciter pour nous la miséricorde divine. Et afin que cet acte de ma volonté soit plus La eler é valide, fixe et de perpétuelle durée, je l'ai signé en présence
remplit demi de témoins capables *. » Peu à peu le clergé se remplit de niâtrea d'ori- . . ,, . . ., /-, • i- nr /A •
giae 8er?ila. mmistres d origme servile. « Cette circonstance, dit M. Cuizot,
.. GoizoT, Tlist. de la Civil, en Eumpe, 3« leçon, p. 89, 90.
2. Xo concile de Tolède, canon 7, MiJiBi, XI, 37. III» concile d* Tolède, Marsi, IX, «96.