Ibid
5. Aota Sancto.'uiH el Lapôtus, L'Europe et le Saint Siège, p. 51.
l'éguse chez les peuples barbares 2C1
une poignée de ses cheveux, il s'écrie : « Je jure que toute ma n ee rallie à vie je serai le serviteur de saint Pierre ». Sa conscience de Roine chrétien, que l'ambition n'a pas éteinte, le porte alors à interroger l'Eglise de Rome sur diverses questions de doctrine et de liturgie. Il sait que Rome est stricte sur ces points. Il expose ses scrupules. Le questionnaire du roi Boris a donné lieu Les < Répon- ; j j X 1 1 ' • j j -1 sesauxBulga^
a Un des documents les plus précieux du droit canonique r.M » de soiot
les célèbres Besponsa Nicolaï ad Bulffaros. Nous aurons occa- "'^olas sien d'y revenir. Entre autres questions. Boris demande au Pape saint Nicolas I®"" par quoi il conviendrait de remplacer le serment sur l'épée qui était en usage en Bulgarie, la queue de cheval qu'on arborait en guise de drapeau ou de fanion, et le large pantalon national que portaient les femmes bulgares '. Mais ce scrupuleux a soudain des audaces inouïes. On le voit modifier tout à coup la langue liturgique et l'organisation des diocèses de son royaume, en un mot, dit un historien, « traiter son église comme si Rome n'existait pas * ». C'étaient là des signes graves. Ils devaient s'accentuer sous les successeurs de Boris et conduire finalement la Bulgarie au schisme grec.
Le successeur de Boris, Vladimir, fut ce que ses débuts avaient fait prévoir. Son frère Syméon, qui lui succéda et L*; rôs^oe d« régna de 892 à 927, n'évita la brutalité de son aîné que pour (89^^-927). tomber dans des habitudes de mollesse et de luxe. Le désir d'imiter le hasileus de Byzance fut chez lui comme une obsession, r es le premier qui ait pris le titre fastueux de tsar. "Jl aimait aiL^si qu'on l'appelât le demi-grec. Il revêtit le manteau de pourpre, et il paraît bien que la chancellerie de Constantinople le traita comme un empereur '. Ce fut l'apogée de la puissance bulgare. Mais la décadence ne se fit pas attendre.
1. Retpoma Nioolat ad Bulgare, num. 33, 59, 67. P L., CXIX, 1006. Le sage pontife répond qu'il ne convi'îiit de jurer ni sur une épée ni sur quelque antre objet créé, mais seulement sur Dieu et les choses painles telles que l'Evangile. La queue de cheval serait bien remplacée, dit il. parla croix. Quant à la troisième question, quod de fémoral ib us .iciyotumini, ajoute-t il, supervacaneum esse pulamus. Natn ..ive vns, sire fetnin/n vttstrg, sive deponatis, tive induatU femoralia, neo saluti offioit, neo ad virtutum proficit incremenlum. Sane quoniam diximu» jussa fuisse femoralia fieri, notandum est^ guia nos spiritualiter induinxur femoralibus, cum carnis libidinem per «cntinentiam coarclamus. »