‹ Histoire générale de l'Église (volume 3)Chapitre 165 sur 284 · Revue des Deux-Mondes, 15 décembre 1886, p · texte numérisé non relu

Revue des Deux-Mondes, 15 décembre 1886, p

2. Quatuor castella Beato Petro erepta, jAprî, 1734. En faisant cette donation Luitprand entendait-il soustraire la place de Sutd à l'empereur? nons ne le pensons pa. Mais il constituait cette place torte dans une condition juridique toute spéciale ; il en faisait dans l'empire une terre sacrée.

3. Hutriense castrum Beatis Apostolis Petro et Paulo rex restiiuit atqu* donavit. Liber Pontificalis, t. I, p. 407.

4. DucHKSXB, Les premiers temps de l'état pontifical, p. 28, 29.

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de saint Pierre, voilà de quoi se réclame le « Seigneur apostolique » et ce qui fait son prestige ». Et, à ce titre, « à une époque où l'on n'était pas si jaloux qu'à présent de délimiter le spirituel et le temporel... on le voit souvent mêlé à des affaires terrestres, à des négociations de traités, à des nominations de fonctionnaires, à la garde des finances de l'Etat, à des entreprises d'ordre municipal... On le voit intervenir dans les affaires, même politiques, même militaires de Ravenne et de Naples... Il parle, par-dessus les frontières, aux Visigoths, aux Francs, aux Anglo-Saxons et aux Bavarois* ». Mais L'«Étatde le domaine sacre proprement dit, l'Etat de saint Pierre se dé- pedèiimUeVar limite, comme par la force des choses, autour de Rome. « Au- ^* ^'^^^'^ ***' tour du sanctuaire apostolique, on voit se former comme une banlieue spéciale, les limites se tracent toutes seules, fournies par la frontière du duché de Rome, lequel avait été délimité lui-même par l'arrêt de l'invasion lombarde *. »

Telle est, avant l'intervention de Pépin le Bref, la situation politique de l'évêque de Rome, chef de l'Eglise universelle. On ne doit donc pas s'étonner de voir, au milieu du vui^ siècle, le Pape saint Zacharie exercer sans trouble toutes les attributions gaint Zachnri«

de la souveraineté. Ce Pontife d'une si grande douceur de ca- '® t'ouvpme

o cotmn« vu

ractère et d'un si parfait désintéressement, qui semblait n'avoir priuce u.ijfc- ., •,. . • . . -, -, psodiiLit.

d autre politique que de vivre en paix avec tout le monde ',

« gouverne l'État de saint Pierre, ainsi qu'on l'a dit, avec la

même indépendance que son Eglise * ». Ordonné presque

aussitôt qu'élu, il se passe de la confirmation impériale. Les

Lombards menacent-ils Rome, l'exarchat de Ravenne? C'est

lui, Zacharie, qui, de son propre chef, sans songer à prendre

l'avis de Constantinople, trouve tout naturel de négocier une

trêve avec Luitprand sous les murs de Rome. Il obtient du roi

l'évacuation de l'exarchat, et de son successeur Ratchis la levée

du siège de Pérouse. Encore moins se soucie-t-il d'en référer

4 l'empereur pour administrer le duché de Rome, l'Etat de

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