‹ Histoire générale de l'Église (volume 3)Chapitre 168 sur 284 · jÀvré · texte numérisé non relu

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s. 'Ei.NAr.u 1 uwnARD) Vitn Caroli, 0. I ; Hirtorten.t d«s Qanles, V. >'<9.

3. A'>tn. Franc; ni.<t. de< Gaules, V, 63. L'authent cité de cette cou nUation de Zaïhfirii;. cnn r t.^e.par Mi'rt /'d»' Qu. liixi., 18 7i, '«po e sur les b^in»»! ua^s co roi-tlnirh? tte riiiaM-" textes littéraires i dé|«-nil«iiiis : le coiilioH'i'nr .<e Frciléftairis es lu.,,//" i'ranoi u ", ia Vita d'ioù id vui Ik xie da^; de 767 reliau\i3 pur les liol aud.slci -u iSiô, la Chiusu!a de unolione Piip-.ni.

iiôue.

Presque en même temps qu'arrivaient à Rome les deux repré- Arrivée i Ro^ sentants envoyés par Pépin le Bref, l'évêque de Metz, Ghro- bufaade fran- •degang et le duc Aulchaire • ; une ambassade byzantine, ayaiit *!"•• à sa tête Jean le Silentiaire, y parvenait aussi. Elle avait mission, non point, hélas ! d'annoncer au Pape l'arrivée prochaine de l'armée impériale tant désirée, mais de supplier encore une fois Etienne II de vouloir bien intervenir au nom de l'empereur auprès d'Astolphe, pour obtenir de lui la restitution de Ravenn« et des villes qui en dépendaient. D'autre part, les ambassadeurs francs conviaient le Souverain Pontife à se rendre auprès du roi Pépin. On était à l'automne de 753. Résolution Après avoir mûrement réfléchi, le prudent et courageux pontife d'Étienn» II. prit une résolution qui effraya d'îd^ord son entourage, mais à laquelle il se tint énergiquement : se rendre à l'invitation du roi franc, mais auparavant se présenter en personne devant Astolphe, à Pa\ie, accompagné des deux ambassades. Vainement lui objecta-t-on les pièges que le perfide roi lombard ne manquerait pas de lui tendre, le péril de mort auquel il s'exposait. Le 14 octobre 733 (le Liber Pontificalis a consigné cette date mémorable) le Souverain Pontife, accompagné du légat impérial Jean le Silentiaire, de l'évêque de Metz Chrodegang, du duc franc Autchaire et d'une suite de grands personnages de Rome et des villes voisines, fit des adieux touchants à son peuple et se mit en route. Une foule immense l'accompagna quelque temps sur le chemin, « pleurant, sanglotant, disent les Annales de la Papauté, et cherchant à le retenir », car ils prévoyaient bien les grands dangers qui l'attendaient à Pavie '.

Le péril était réel. Astolphe, informé de la prochaine arrivée du Pape, envoya à sa rencontre, et le fit prier de ne pas lui dire un mot au sujet des conquêtes lombardes en Italie. Etienne passa outre. Arrivé à Pavie, il ne craignit pas de présenter ses

1. Le (îuc Autchaire. si célf;bre dans les Ciest^s dn Moyen Age cous le nom 4'()ger on d'Ogier et doat le jeu de cartes a rendu le nom popu aire.

2. Flentfs, ululantes, a nequaqvuim, €um penitus ambulare tin^atit. Lib. Pontif., I, 445.

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réclamations tant au nom de l'empire qu'au nom de l'Église. Etienne II Astolphe, peu intimidé sans doute par le représentant impément Hiiprès ïi^l» mais autrement impressionné par l'altitude des deux Lombardd^la ©i^voyés francs, qui surent appuyer le discours du Pontife de cause dereua- quelques mots brefs et nets, laissa parler Etienne. 11 opposa aux demandes de l'empereur relatives à l'exarchat \in refus catégorique. 11 essaya ensuite, par tous les moyens, de détourner le Pape de son voyage auprès du roi Pépin. Mais ni les exhortations ni les menaces n'ébranlèrent la constance d'Etienne, qui, donnant congé à l'ambassade impériale et à tous les laïques de sa suite, prit seulement avec lui quelques clercs et se dirigea vers la France. Le Liber Pontificalis, dans une relation qui paraît être l'œuvre d'un des membres de l'escorte pontificale, nous le montre, partant ce Pavie le lo no-

Le Pape se vembre 753, atteignant le val d'Aoste, franchissant le SaintreuJ anprès ° i,ii ic^-n» tr ^ •

du roi des Bernard et descendant a 1 abbaye de Îsamt-Maunce en Valais,

laacB. ^^ .j j^^gjf espéré s'aboucher avec Pépin. 11 n'y trouva que deux envoyés du roi franc, qui le prièrent d aller plus avant,

FntreTue qI firent route avec lui jusqu'aux environs de Lano^res. Là, on d l-funue el , . . , .

de Pépin, rencontra d'abord le jeune iils du roi, Charles, âgé d'environ

douze ans, celui qui devait être Charlemagne, puis le roi luimême. Pépin, qui s'avança jusqu'à trois milles de sa demeure, vers la villa de Ponthion ' .

Le récit que nous donne de cette entrevue le Liber Pontificalis, doit être complété par les chroniques franques. L'anna- ' • liste pontifical insiste surtout sur les hommages que Pépin ' rendit à Etienne, descendant de cheval à la vue du Pape, se prosternant, puis prenant l'étrier du cheval du Pape et marchant quelque temps à côté de lui, à la manière d'un , écujer *.

Plusieurs chroniques franques, celles de Moissac, de Metz et du continuateur de Frédégaire, insistent plus particulièrement sur les hommages rendus au roi par le Pape. Etienne et ses clercs, disent-elles, se prosternèrent devant Pt'pin, vêtus de cilices, couverts de cendres et implorant miséricorde *.

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