‹ Histoire générale de l'Église (volume 3)Chapitre 177 sur 284 · Lib. Pontif., I · texte numérisé non relu

Lib. Pontif., I

î. Lib. Pontif., I, 471.

CoDBiauliQ 11 (7W).

NÉBMier.

Ce n'était pas la fin des troubles. Christophe et ses ami»

avaient un candidat tout prêt, un bon et doux religieux,

Élection de nommé Etienne. Mais Didier, qui avait tant aidé à l'écrasement Philippe • , , . .

(768). du parti de la noblesse, avait aussi son candidat, un prêtre,

également recommandable, paraît-il, par sa piété, Philippe, abbé de Saint-Guy. Profitant d'une absence momentanée de Christophe, les Lombards font acclamer Philippe par le peuple et l'installent au Latran. Mais Christophe est rentré dans Rome. Plus influent dans la ville que Didier, il n'a pas de peine à se débarrasser de Philippe. 11 le fait enlever par un des assassins de Toto, un certain Gratiosus, ^ui surprend dans le palais de Latran l'élu des Lombards, le fait descendre par un escalier dérobe et le reconduit sans bruit à son monastère de Saint-Guy. Puis le primicier se répand dans le clergé,, la noblesse et le peuple, et leur présente son candidat fjoi est élu le l^"" août 767, par la population tout entière, réimie sous l'antique Forum, près de l'église Saint-Hadrien *. *-':""*"'• Le nouveau Pape Etienne 111, sicilien d'origine, était un Ses origiues. prêtre savant et pieux. « Il était, dit le Liber Pontificaliê très instruit des saintes Ecritures et des traditions ecclésiastiques et très fidèle à les observer. »

D'abord moine au couvent de Saint-Chrysogone, fondé par Grégoire III, puis appelé au Latran par le pape Zacharie, il avait édifié tout le monde par la pureté de sa vie. Pendant la maladie de Paul I*', on l'avait vu assister le pontife malade jusqu'au moment de sa mort avec un dévouement admirable. Christophe, qui avait compté sur ses vertus pour le faire accepter du peuple et du clergé, comptait aussi sur la bonté Influence du excessive du Pontife pour gouverner en son nom. S'il ne réussit Christophe. P^'^ absolument, il parvint cependant à lui arracher des mesures regrettables, à exercer sous son patronage des représailles odieuses contre ses ennemis vaincus. C'est sous l'influence de l'intrigant et vindicatif primicier qu'Etienne 111 s'adressa aux deux princes francs, Charles et Ciilomon, et leur demanda l'envoi à Rome d'un certain nombre dévêques francs V Treizr prélats répondirent à l'appel et, unis à une quarantaine d'évêquei

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