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italiens, formèrent, en 769, un concile dans la basilique de Saint- Jean-de-Latran. Christophe j fit comparaître le malheureux Constantin, déchu, humilié, privé de la vue. On l'accusa de
toutes sortes de crimes. Le pauvre aveugle, disent les Annales Un synode de jir. ./• '«•• IV 1 111 Rome con-
de la rapauté, « s aiiaissa tout a coup sur le sol, les bras damne et mallamentablement étendus sur le pavé, et criant miséricorde ' ». "taniiB."'" On fut obligé de renvoyer le jugement à une séance ultérieure. Or, à cette seconde audience, l'accusé retrouva son courage. Comme on lui reprochait de s'être fait élire Pape alors qu'il était simple laïque, Constantin se tourna vers ses juges, qu'il ne pouvait voir, mais qu'il s'était fait nommer, et, les passant en revTie, il s'écria : « Toi, Sergius de Ravenne, n'étais-tu pas simple laïque lorsqu'on t'a fait archevêque? Et toi, Etienne de Naples, n'étais-tu point aussi laïque lorsqu'on t'a promu à l'épiscopat ? » « Quand on vit qu'il continuait ainsi, dit le Liber Ponti/icalis, quelques-uns de ses juges, perdant leur calme, se précipitèrent sur lui, l'obligeant à baisser la tête sous leurs coups '. » Puis on le chassa de la basilique. On chanta un Kyrie eleison pour demander pardon à Dieu d'avoir obéi à un tel homme ; on déclara nuls tous les actes de son prétendu jipfctifîcat ; enfin on l'interna dans un monastère. L'assemblée des évêques se termina par la promulgation importanl
d'un important et très utile décret siir les élections pontifi- décret «ur les . . . élections poD-
cales. Elle défendit, par ce décret, sous peine d'anathème, Uficalea.
de promouvoir à l'épiscopat « aucun laïque, ni un clerc qui ne fût monté par les degrés au rang de diacre ou de prêtre cardinal* », c'est-à-dire attaché à un titre. On y ajouta la défense, ^^^ nrêtrei sous la même peine de l'anathème, « à tout laïque, soit de la cardinaux ••milice, soit des autres corps, de se trouvera l'élection du Pape, gîbies.
qui doit être faite par les évêques et tout le clergé. Avant crue ,,,
. .^ " ,^ L élection sert
le pontife soit élu et conduit au palais patriarcal, toute l'armée, faite par le
les citoyens et le peuple de Rome viendront le saluer. Puis on ^ *'* ** *
rendra le décret d'élection, auquel tous souscriront* «.L'assem-
1. Corruens in terra, manibus extensis in pavimento, petens mt«eriuordlm veniam. Lib. Pontif., I, 475.
2. Alapù ejus cervicm cedere facientes. Lib Po»'if'., I, 475.
3 Lib Pontif., I, 476. Il n'y avait pas eni: du cardinaax-évëqne* fV. TaoïassiR, Ane. et nouv. dise, II, 440). L'éleclu» >iu Papa par les cardlnaux-évëques a été réglée plus tard par I^ioolaa il an xi* siàcle et par Alexandre l'A au iiu* siècle.