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l.n rntiflcation blée cl<^fendait enfin à toute personne de venir à Rome des châ Aixariiendra teaux de Toscane OU de Campanie pendant le temps de l'élection, laïques 10- En d'autres termes, une fois le Pape élu et installé, l'acte de son maïQi. élection devait être ratifié par les laïques, mais par les laïques romains seulement. Nous verrons comment ce sage décret, après avoir été quelque temps la règle des élections pontificales, fut plus tard abandonné.
Deux ans après, le roi des Lombards, Didier, irrité contre Christophe, à qui il reprochait d'avoir écarté son candidat Philippe et d'avoir fait appel au roi des Francs, se faisait livrer le primicier par le faible Etiennellletlui faisait crever les yeux Mort de (',}) ris- avec tant de cruauté que Christophe en mourait peu après *. A quelques mois de là, le 3 février 772, Etienne III quittait .,.s.^^*"^* ,,T ce monde, et l'élection portait au souverain Pontificat un
vElieiine 111 , . . ^
(772). homme d xme énergie indomptable, d'une intelligence ferme et d'une hom?teté scrupuleuse, le diacre Hadrien, issu d'une des plus nobles familles de Home.
Hnorien !•» La première préoccupation d'HADRiEN I" fut d'éviter le * " '* retour de scènes pareilles à celles qui avaient attristé le gouvernement de son prédécesseur. Des intrigants avaient arraché à la faiblesse d'Etienne III de nombreux décrets d'exil, dont plusieurs hommes de mérite avaient été les victimes. Le premier acte du nouveau Pape fut de rappeler tous ces exilés *. M îUTes éner- Cet acte de décision, si prompt et si ferme, produisit son paMe mîif- elTet. Hadrien fut sacré au milieu de l'allégresse générale. Peu ▼eau Pape. Je temps après, à la suite d'une enquête rapidement condmte, en avril 772, le nouveau Pape faisait justice des assassins et de leurs complices.
Le sens politique d'Hadrien lui faisait cependant comprendre ijue le danger n'était pas écarté pour toujours. La puissance
1. Le fait est raconté par Etienne III lui-même dans ans lettre & Bertrade •t h Charles, roi des Francs. V. jAPré. 1, 238S.
2. ]n ipsa electioni* die, confestim eadem hora qun electut «ttf rtverti fecit illos. Lib. Pontif., I, 486-4S7. Jaffb, p. 289, n" 2391.
de l'aristocratie militaire et celle du haut clergé étaient à peu près égales : l'irritation entre les deux partis était extrême. Qu'un Pape de caractère faible parvînt aux affaires, le péril anarchique renaissait. A côté d'Hadrien, un autre habile politique faisaiit une réflexion pareille, mais dans des intentions
bien différentes. C'était le roi Didier. Aux instincts violents Politique de . » 11 TN- 1- • • -Il T. . 1- ^• 1 Didier, roi des
du roi Astolphe, Didier joignait les qualités d un diplomate Lombard*.
consommé. Depuis son avènement au trône des Lombards, Didier cherchait par tous les moyens à se faire en Europe une situation prépondérante. Il avait réussi à marier l'mie de ses filles à Charlemagne, xme autre à ce Tassilon de Bavière qui devait être un des adversaires les plus redoutables de Charlemagne. Il s'était mis en relations avec l'empereur d'Orient, lui promettant son alliance. Le rêve de l'empire paraît avoir hanté son ambition. Pressentait-il en Charlemagne ua terrible rival? Quand, après la mort de Carloman, la noblesse franque se divisa, il accueillit à sa cour la veuve et les enfants du prince défunt, et les seigneurs mécontents qui se groupaient autour d'eux, tel que le duc Autchaire. Mais les divisions intestines de Rome lui suggérèrent surtout l'espoir de devenir l'arbitre de l'Etat romain. Puissamment secondé par un chambellan de la cour pontificale, Paul Afiarta, il avait cru gagner à sa cause le pape Etienne III. Mais Etienne III lui-même s'était révolté contre ses ingérences insolentes. Ce n était pas la peine d'échapper à l'anarchie, si l'on devait tomber sous la tyrannie d'un César. Plus cauteleux à l'égard du nou- xpj-ocinUoni
veau Pape, Didier entame et poursuit avec Hadrien de long'ues '^'^ ""^' ' '"«o
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négociations, lui offrant ses services avec ime obstination
inlassable. L'avisé Pontife oppose aux sollicitations réitérées du roi une résistance efficace, lui demandant, comme condition préalable à toute entente, la restitution de tous les territoires de l'Etat pontifical récemment annexés par les Lombards.
En 773, Didier tente de forcer la main au Pape. Escorté du duc Autchaire et des fils de Carloman, il se dirige vers Rome.
11 y arrivera, fait-il dire au Pape, en pèlerin et non en ennemi. D'.^'^'"»^® ^^" ,, . rr 1 • .n r ' r ngeant vers
mais Hadrien, se méfiant avec raison de cet étrange pèlerin, Rome, est me*
n'est pas dupe de sa ruse. Au premier bruit de l'approche dethème par le
Didier, il convoque les milices des villes voisines, uicl en dé- Pape^
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fense les remparts et députe au roi lombard trois évêques, chargés de lui interdire, sous peine d'anathème, l'entrée du territoire romain '. C'est la première fois que le mot d'anathème est prononcé à pro]^os du pouvoir temporel. Didier, qni était à Viterbe, rebrousse chemin et rentre à Pa\ie.
Cependant Charlemagne ne perd pas de vue les événements d'Italie. Le Pape d'ailleurs le tient au courant des périls que court son domaine *. Tandis que Didier cherche, par des émissaires, à tromper le roi des Francs en interprétant les faits à sa façon, Charlemagne veut, avant d'intervenir, se rendre compte de l'état des choses par ses propres légats. Il dépêche à Rome, puis à Pavie, Georges, évêque d'Amiens, et Vulfrad, abbé de Saint-Martin de Tours. Ceux-ci l'informent que la situation est telle que la présente le Pape, et que Didier se refuse à toute concession.
Expédition de Charlemagne commence alors une de ces campagnes vigou- C]iarleiDag0e. ^gusement conduites, dont le résultat ordinaire était de terrifier ses adversaires par le déploiement de forces immenses et par la rapidité des mouvements, de manière à mettre en fuite ses ennemis presque sans coup férir. Deux corps d'airmée passent les Alpes, l'un par le val d'Aoste, l'autre par le Mont-Cenis. L'armée lombarde est culbutée aux Cluses, les villes du nord de l'Italie font leur soumission l'une après l'autre, et l'empej^ . jg reur vient camper devant Pavie en 773. Le moine de Saint-
Jrance devant Gall nous a conservé le récit épique de l'arrivée de l'armée Favie. . . .
carolingienne devant la capitale de la Lombardie et de l'épouvante qu'elle j apporta. « QuEoid Charles, l'empereur de fer, crête d'un casque de fer, couvrant d'une cuirasse de fer sa poitrine de fer, s'avança comme au milieu d'une moisson de fer, le duc Autchaire, pâlissant à l'éclat du fer, tomba sur le sol comme sans vie '. »
Pendant que se prolongeait le siège de Pavie, Charlemagne,
voyant approcher la fête de Pâques, voulut aller la célébrer à
Enlrèv»* Rome. Ce fut l'occasion d'une entrevue importante entre le
É^^ch'^'î" *^ ^'^^ '^^^ Francs et le chef de l'Eglise. « En apprenant la nou-