‹ Histoire générale de l'Église (volume 3)Chapitre 180 sur 284 · Jaffî · texte numérisé non relu

Jaffî

i. JiPré, 2402-2403.

3. MosACii. Sakgal., De rébus belliets KaroU Magni, II, 26, Uùtor. dt* ttauUs, V, 131.

Telle de l'approche du roi des Francs, dit le Liber Pontifîcalis^ '""""

le pape Hadrien fut extrêmement surpris. Il envoya tous les magristrats de Rome au devant de Charles, jusqu'à trente milles environ, où ils le reçurent avec la bannière. Quand le roi fut à un mille de Rome, le Pape lui envoya encore toutes les compagnies de la milice avec leurs chefs, et tous les enfants que l'on instruisait dans les écoles, portant des rameaux de palmes et d'oliviers, acclamant le roi Charles et chantant ses louanges. Le Pontife voulut aussi qu'on portât devant lui les vénérables croix, comme on avait coutume de le faire à la réception d'un patrice ou d'un exarque. Aussitôt qu'il eut aperçu les croix qu'on portait à sa rencontre, le roi Charles descendit de cheval et s'avança à pied jusqu'à l'église de Saint- Pierre. Le Pape était venu de grand matin et l'attendait avec le clergé sur les degrés. Le roi les gravit à genoux en les baisant l'un après l'autre. Puis il embrassa le Pape et le prit par la main. Ils entrèrent ainsi dans l'église, tandis que le clergé chantait à haute voix : Béni soit celui qui vient au nom du Seigneur '. » >',

Cette première entrevue faisait présager les grands actes politiques qui s'accomplirent quelques jours après, le 6 avril 774. « Le mercredi, continue le même document, le Pape, accompagné de représentants de son clergé et de sa milice, eut une conférence avec le roi dans l'église de Saint- Pierre. Il pria celui-ci de confirmer la donation que son père „ - ,^M|i« le roi Pépin, et lui-même, Charles, et son frère Carloman et ampliâe*avaient faite à Kiersy au Pape Etienne. Le roi se fit relire de Kit^j. , l'acte et, l'ayant approuvé avec tous les seigneurs, il en fit dresser un pareil par Etherius son chapelain et son notaire, et le signa de sa main '. » Cette donation était plus ample que celle de Pépin. Le Pape devenait souverain, non seulement de l'exarchat de Ravenne et de la Pentapole, compris dans leurs limites les plus étendues, mais aussi des duchés de Spolète et de Bénévent, de la Toscane, de la Corse, de la Vénétie et de 11 strie. 11 est vrai que bientôt des difficidtés s'élevèrent, soit avec les ducs de ces derniers oavs, soit avec l'archevêque

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