‹ Histoire générale de l'Église (volume 3)Chapitre 18 sur 284 · Hfgnli tancti Benedicti, Prclogus · texte numérisé non relu

Hfgnli tancti Benedicti, Prclogus

t. Bosscar, l'anégynqut dt saint lienoit, Z* point.

D» rAle des

48 HISrOIHE GÉNÉRALE DE l'ÉGLISE

de ses frères (ch. m). Les principales vertus du moine bénédictin seront l'obéissance (ch. v), le silence (ch. vi), et l'humilité (ch. vil). Ses principaux devoirs seront la récitation de l'ofTice divin (ch. vm à xx), l'accusation et la correction de ses propres fautes (ch. xxm à xxix), l'éducation de la jeunesse, la lecture et le travail des mains. Au bout d'un certain temps d'épreuve, le moine fera une promesse de stabilité dans son monastère. Le costume pourra varier suivant le pays et le climat.

Cette Règle qui devait absorber peu à peu, du moins en Euinsi initions rope, non seulement les règles des moines orientaux, mais aussi au'jlo^vei'iA^e. celle de saint Colomban, convenait admirablement à l'œuvre " qui s'imposait à l'Eglise au milieu du monde barbare. Par la souplesse de son organisation, l'ordre bénédictin s'adaptait merveilleusement au rôle de missionnaire que ses moines allaient remplir bi-^ntôt en France, en Angleterre, en Allemagne et dans les pays les plus reculés. Par son groupement en monastères fixés au sol, que les moines cultiveraient, il allait donner au monde barbare des leçons de stabilité et de travail. Ses oeuvres d'enseignement allaient donner naissance aux écoles monastiques. Mais surtout, à ces peuples sans cesse agités par les migrations et par les guerres, il allait donner, par l'exemple de ses moines, le goût et l'habitude de cette vie plus profonde etplus féconde, dont le saint Patriarche avait, dès le début, fait la règle de sa propre existence et qu'il proposait à ses disciples comme le but essentiel de la vie religieuse, à savoir la vie intérieure, ou, comme il disait, « la vie avec soimême sous le regard de Dieu ».

Sans doute, bien des hommes de cette époque^ et peut-être plus d'un novice à son entrée au couvent, durent faire au saint abbé la question que saint Grégoire le Grand met sur les lèvres du diacre Pierre : « Mon Père, je ne comprends pas bien ce que veulent dire ces mots : vivre avec soi-même ». — « Mon fils, répond le saint Pape, toutes les fois que de fortes préoccupations nous entraînent hors de nous, nous vivons, mais nous ne gommes pas avec nous ; nous ne nous voyons plus, et nous nous répandons dans les choses extérieures... Vivre avec soi-même, f'est habiter son âme en présence de son Créateur'. »

Page 1