Tout ce qu'il platt au pr>nce d'édicler a force de loi
2. G. Kdrth, Les origines de la civilisation moderne, II, 25G 257. 8. Baluzs, I, 449; Boketius, I, 156.
4. Non oocidatur homo nisi j'ubente lege. M. G. H. Boketius, p, 39,
dans tous ses besoins ' », et qui ne perdit jamais de vue le principe de l'indépendance du pouvoir si^irituel. Alcuin, son « 1 d'Al- conseiller, écrivait : « Absolument distinctes sont la puissance coin 8ur la dis- temporelle et la spirituelle ; l'une porte à la main le glaive de puissance epi- la mort, l'autre a sur la langue les clefs delà vie ; aux prêtres "a"puis9flnce^ ^^ prêcher, aux autres d'écouter humblement et de suivre ; temporelle, ^ux princes séculiers de vous défendre, à vous d'attirer sur eux les grâces de Dieu '. » Charlemagne conforma généralenAfA A ment sa conduite à ces principes. Voulant attacher à sa per-
Charlemagne sonne, en qualité de chapelain, un éveque de son royaume, il esppritLis de ne le fit qu'après en avoir obtenu l'autorisation du pape Harfighae. drien P*" ^ Respectueux des franchises ecclésiastiques, « jamais, dit Thomassin, il n'institua de nouveaux évêchés, ne transforma des évêchés en archevêchés, ne permit à un évêque d'exercer des fonctions pontificales en dehors de son diocèse, sans l'autorisation de l'évêque du Heu. Lui-même demandait des autorisations en pareil cas *. » Si ses discours au Comment les ^ . ,, ,, i • > . i j
discours de peuple ont parfois 1 allure de vrais sermons, c est que le grand
wSt'p^aK'de politique pense que la paix sociale serait aux trois quarts révrais sermons. gQ^^g gi chacun vivait en fidèle chrétien. Plusieurs de ses capitulaires se terminent par l'exhortation à la foi au Père Tout-Puissant, au Verbe Incarné, à l'Esprit illuminateur, à l'Église catholique. « Mes bien-aimés frères, s'écrie-t-il à la grande assemblée d'Aix-la-Chapelle tenue en 802, mes bienaimés frères, écoutez ! Nous avons été envoyé ici pour votre salut, afin de vous exhorter à suivre exactement la loi de Dieu et à vous convertir, dans la justice et la miséricorde, à l'obéissance aux lois de ce monde, » Et, après avoir rappelé, dans im exposé rapide et clair, le sommaire de ce qu'il faut croire et pratiquer pour être sauvé, après avoir énuméré les principaux devoirs des pauvres et des riches, des évêques et abbés, des comtes et des ducs, il termine ainsi son discours : « Cette vie est courte, et l'heure de la mort est incertaine...