Baiczk, I, 189 ; Borkiidb. I
3. Capitul. reg. francor.. c. tiii. Bàluct, I, 270 ; Borbtius, I, 78.
4 TH0MA99.R, Ano. et ,iouv. discipl., VII, 303-304. Il uou5 semblerait doaa exagéré de dire avec un savant historien : « Charlemi'gne est le chei de l'Eglise comme il est le chef do l'Etat, il est le chef des évoques comme le chef des comtes. Entre l'Eglise et 1 Elut, il ne distinguait pas >. M. Klbuo^usz, dans H. de Fr. de Layisêb, I, l» p. 316.
Sei^eur, accoi dez-nous les prospérités de cette vie, et l'cternité de la vie future avec vos saints. Que Dieu vous garde, frères bien-aimés ' ! »
Charlemagne s'attribuait, nous l'avons vu, une mission audedans de l'Eglise, mais il la comprenait comme une mission d'aide respectueuse et dévouée. Dans les capitulaires qu'il promulgue, dans les décisions des conciles qu'il a convoqués, dans les instructions qu'il donne à ses missi, Charlemagne a souvent à s'occuper de l'organisation intérieure de l'Eglise, de sa hiérarchie, de son culte, de ses biens, de ses œuvres d'assistance et d'éducation, et même de ses discussions théologiques. Il le fait, la plupart du temps, avec une discrétion admirable.
11 rend aux Papes les plus grands honneurs, s'incline devant Son respect leur souveraineté spirituelle et ne se reconnaît en matière de ^raio'poïufe** foi que le devoir de faire respecter celle qui vient de Rome. Il restitue la nomination des évêques à l'autorité ecclésiastique. Son attitude «N'ignorant pas les sacrés canons, dit-il en son P"" capi- ^°piacop*il ' tulaire de 803, et afin qu'au nom de Dieu la sainte Église jouisse librement de ses privilèges, nous avons donné notre assentiment à ce que les évêques soient élus, suivant les Les élections statuts canoniques, par le choix du clergé et du peuple, dans temps de ** le diocèse même, sans aucune acception de personnes ni de Charlemagne. présents, pour le seul mérite de leur vie et de leur sagesse, afin que, par leurs exemples et leurs discours, ils puissent diriger complètement ceux qui leur sont soumis *. » Il est Intervention vrai que, même après ce décret, l'empereur ne se désintéresse * péTiaux,^'^' pas du choix des évêques : l'élection a lieu devant un missus impérial et souvent celui-ci désigne un candidat au nom du souverain ; en tout cas, l'élu n'est jamais sacré qu'après l'approbation impériale'. ^lais l'empereur abusera rarement de son influence pour se faire des créatures au détriment de la disciphne ecclésiastique *. Aussi l'Eglise ne proteste-t-elle juridiction d« pas contre l'intervention de Charlemagne. Elle accepte même gurl^e^or"* qu'il use de sa grande autorité pour corriger les abus qui se épiscypal.