‹ Histoire générale de l'Église (volume 3)Chapitre 190 sur 284 · TiioMASsiN. Aiic. et nouv. dise, II · texte numérisé non relu

TiioMASsiN. Aiic. et nouv. dise, II

3. On a soutenu jusqu'en ces ilorniers temps que les paroisses urbaines ne datent que du xii« ou du xine siècle. M. H. K. Schôfer a prouvé par des textes, daus le llomuckf. Quuytalschrift. le' et 2^ trimestre de 1905. que les paroisses urbaines datent de lépoquo Iranque. Cf. Rev. Qu. hist., oct. 1905, p. 645.

4. La pénitence publique est encore en vigueur sous Gharlemagne. Un demisiècle plus tard, liincraar proteste contre sa décadence. P. L., CXXV,

5. La première mention des doyens se trouve dans les œuvres d'Uincmar de Reims. Il est probable qu ils existaient avant lui. P. L., C.\XV, 77^ et s.

an confessional, de veiller au maintien de la pénitence puklique, à l'exécution de laquelle, au besoin, les magistrats civils prêteront leur concours. L'empereur ne craint pas d'intervenir en personne, lorsqu'il le juge utile, pour rappeler aux clercs les obligations de leur état. Mais lors même qu'il s'adresse au clergé d'ordre inférieur, qui n'a pas d'autre prestige que celui de ses fonctions spirituelles, Charlemagne le fait avec une déférence religieuse : « Mes frères et mes enfants, écrit-il en tête d'un capitulaire adressé aux prêtres de ses Etats, je recommande à votre attention ces quelques chapitres que j'ai fait rédiger'. » S'il s'agit de mesures graves à prendre, il consulte le Souverain Pontife. En 799, à propos d'une accusation portée contre des prêtres, il informe les évèques qu'il a consulté le Pape et qu'il se conformera aux décisions qui lui viendront de Rome *.

La plus efficace de ces mesures de réforme fut la haute gj^j^j chrod*protection donnée par Charlemagne à la règle de saint Chro- **°15

degang. Issu d'une des plus nobles familles franques, qui devait plus tard s'allier aux Carolingiens, ancien chancelier de Charles-Martel, ancien ambassadeur de Pépin le Bref auprès d'Astolphe roi des Lombards, Chrodegang, évêque de Metz, avait réussi à grouper autour de sa cathédrale le clergé de sa ville épiscopale et à l'organiser en communauté religieuse. Récitation en commtm de l'office divin, clôture de la de- « „. . meure, repos dans le même dortoir, emploi du temps laissé libre par le ministère à l'étude et à l'enseignement, pratique en toutes choses de la sainte vertu d'humilité, telles furent les principales prescriptions de la Règle rédigée en trente-quatre chapitres par le saint réformateur de la vie cléricale au VIII* siècle. On appela les clercs qui vivaient dans ingmntion d« cette règle réguliers [canonici, chanoines) ', et leur manière chanoine», de vivre viia canonica.

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