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2. Unde ad consulendum Patrem noJtrum Leonem papam sacerdote* nostros mittimus. Et quidquid ab eo vel a suis peroeperimus, vobis... rsnuntiare non t'irdabimus. Bàluzi, I, 327. Comment M. Guizot a-Uil pu écrire, sans restriction aucune : « A vrai dire, de l'épin le bref h Louis le Débonnaire, c'est le pouvoir tf-mporel, roi ou empereur, qui gouverna l'Église ». Hisl. de la Civil en France, II, 294.
3. On trouve pour la première fois ce nom de canonicus pris en ce seni 4 dans une constitution de saint Boniface, art. 15. Mahbi, 3Ui, ap-pendix, p. 108.
Uiàt. géo. de l'Eglise. 22
Une telle institution attira vivement l'attention de Charlemagne. Il aurait désiré que tous les ecclésiastiques se fissent Propagation moines ou chanoines *, A l'exemple de saint Chrodegang, des saint Ch^ode- évoques de France, d'Allemagne, d'Angleterre, d'Italie, instigaog. tuèrent des chapitres de chanoines réguliers dans leurs cathédrales. La règle de saint Chrodegang, complétée par Amalaire, prêtre de Metz, fut approuvée et recommandée par le concile d'Aix-la-Chapelle en 816 *.
Charlemagne Plus encore que les chanomes, Charlemagne aima les • les mornes. j^QJj^gg Éginhard raconte qu'il aurait désiré finir ses jours sous l'habit de saint Benoît. Il réalisa du moins l'heureuse pensée d'introduire la règle bénédictine dans tous les monastères de son empire. L'empereur fut moins bien inspiré quand il voulut pourvoir au gouvernement des abbayes dans un but Interveotioa politique. C'est ainsi qu'après sa victoire sur Tassilon, duc de reai[)fireur Bavière, il confia à des évêques francs les abbayes bavaroises. ***d* ^ bbés"" ^^ ^® ^^^ distribuer à des amis, à des officiers qu'il voulait récompenser, de riches monastères. Alcuin eut pour sa part cinq abbayes*.
Ces hommes de guerre, ces gens du monde, ne donnaient pas toujours aux moines des exemples conformes aux devoirs de leur saint état. Parmi ces moines, plusieurs étaient venus là pour échapper aux charges de la vie militaire et civile. Au
Saint Eusèbe de Verceil et saint Augustin avaient déjà réuni autour d'eux, da' B la vie commune, le clergé de leurs villes épiscopales. Primitivement le mot canonious signifiait simplement clerc inscrit dans le canon ou tableau d'une égvise, C. de Nicée, c. xvi.
i . Capit. de 805. Balozb, I, 296.
5>. Sur la propagation de la vie canoniale et son développement, voir ÎEfc'^ii, Hist. des Conciles, trad. Dblarg, t. V. L'institution des chanoinesses, approuvée par le même concile d'Aix-la-Chapelle, apparut, à peu près en même temps, comme une mitigatiou de la vie religieuse.
3. Les Bénédictins français ont toujours souteuu que la règle de saint Benoit fut implantée h Glanfeuil l'année mémo de sa mort par son (1i:^riple saint Maur. M Aug. Molinier et M. flelphen ont combattu cette 0(nriion. Suivant eux, le Maur dont le sarcophage a été découvert h (ilanffuil ne serait pas le disciple de saint Benoit. CL Rev. HUt., juillet août rJ05, Rev. Quest. Hist., 1" octobre 1905.
diocèse d'Orléans, le saint évéque Théodulph^ se lamentait de Décadence de voir le monastère de Mici ou de Saint-Mesmin se dépeupler de ^'^,,"1'^"*"" vrais moines et se peupler de séculiers à la vie scandaleuse \ Les moines de l'Ile-Barbe, près de Lyon, que le pieux archevêque Leidrade édifiait par sa science et par ses vertus, s'étaient laissé séduire par les erreurs de l'Espaj^nol Félix d'Urgel sur la divinité de Jésus-Christ '. Ceux de Saint-Denis, près de Paris, avaient quitté l'habit monastique et adopté la règle des chanoines, la trouvant plus commode '. Dans son précieux ouvrage, De laudibus virginitatis^ saint Adhelme fait un portrait peu flatteur de la vie d'une abbesse de son temps *. Un capitulaire de Charlemagne, publié en 789, fait allusion à de plus graves abus : vocations forcées ou insuffisamment éprouvées, vagabondage des moines, avarice des cellériers, etc. ^. De tels désordres ne pouvaient être efficacement réprimés par des sanctions disciplinaires ; une réforme intérieure était seule capable d'en triompher.
C'est de l'entourage même de Cliarlemagne, du sein de sa remuante noblesse, que devait surgir le réformateur.
Il y avait alors, parmi les grands dont Charlemagne avait Saiat Benoit fait ses familiers, un jeune seigneur, descendant des nobles 'i-'^"'^"®comtes de Maguelonne. Il s'appelait Benoît Witizza et rem- ses origine», plissait auprès de l'empereur les fonctions d'échanson. Brave à la guerre, brillant à la cour, il était l'espoir des armées et l'ornement de l'académie palatine. Un événement providentiel vint tout à coup changer l'orientation de sa vie. En 774, « yocjtioo. pendant la campagne de Lombardie, un de ses frères, soldat comme lui, ayant voulu imprudemment traverser un fleuve, fut entraîné par les eaux. Benoît, voyant le danger, lance son cheval dans le courant, et arrache son frère à la mort. Mais il venait de courir lui-même le plus grand péril. Emporté à son tour, submergé, se voyant près de mourir, la vanité des choses terrestres lui était tout à coup apparue, et il avait promis à Dieu, s'il était sauvé, de se consacrer à Lui dans la vie monastique. Il tint parole. A partir de ce moment, ses