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2 Dial , 1. II. ch. xtii.
3. PhuI niACm. Df. gestis lonfjnh , IT. 4. P. T. . XCV, *î»0.
l'ÉRLISE dans son CEiNTRB 53
le palais paternel, situé sur le mont Cœlius. L'adolescent put, de là, contcninlcr, dans le plus grandiose des spectacles, ces derniers monuments de la grandeur romaine, que l'avidité des barbares, empressés de piller les menus objets d'art et les matières d'or et d'argent, avait dû forcément respecter. En face du palais de son père, il avait devant les yeux le septizonium de Sévère, avec ses trois ordres de colonnes de marbres précieux ; tout autour se dressait un peuple de statues, au milieu desquelles murmuraient les eaux de fontaines monumentales ; dans le fond, s'élevait le magnifique palais des Césars, dont les ruines forment aujourd'hui encore l'ornement le plus saisissant du Palatin ; et, comme pour encadrer ce tableau, à gauche et à droite, l'œil pouvait se reposer tour à tour sur les arcs de triomphe du Circus Maximus, sur les hautes arcades de l'aqueduc de Claude, enjambant la voie triomphale, sur l'arc de Constantin et sur le grand amphithéâtre Fla- \'ien *. Ces souvenirs de la Rome impériale ne disparaîtront jamais de la mémoire de Grégoire. Le jour où il verra leur prestige s'évanouir, il se demandera si ce n'est pas le monde entier qui va disparaître pour subir le dernier Jugement.
La culture intellectuelle, un moment interrompue, redeve- Forrr.Riion ïdnait en faveur à Rome. Sur le Forum, près du palais de Gor- lttluiuré''uiri' dien, on recommençait à lire Virgile, et la poésie chrétienne elle-même s'essayait à louer la grandeur de la nouvelle Rome, en des vers que le sénat honorait de récompenses publiques'. Les écoles de grammaire, de rhétorique, de dialectique Les écoles à s'étaient rouvertes. Grégoire les fréquenta. Il y obtint, dit vi»Tièd«. Jean Diacre, les plus brillants succès. Sans doute, il ne connut jamais bien le grec ; il a même l'air de se vanter de ne pas le savoir du tout, après six ans passés à Constantinople ; mais il est permis de croire qu'il dédaigna surtout de l'apprendre et refusa de le parler parce que c'était la langue des maîtres byzantins ^ Il se livra plus volontiers à l'étude du droit, que
\ . Sur la topographie de Rome à cette époque, voir Gris.r, /7t<t. de Rome et des Paj't^ eu Moyen Age, 1. I, ch. iv, § 3, La conservation des luonw ments de Rome par les barbares, et ch. t, § 5 et 6, Les merveilles de Rome.