‹ Histoire générale de l'Église (volume 3)Chapitre 21 sur 284 · F0RTU5AT, Carm., III, 20; VI · texte numérisé non relu

F0RTU5AT, Carm., III, 20; VI

3. Nos nec grœcè nociniu ■-. ui'n a^i'-iiiid o'ius a' >>'/''' nn'^o grœcè coyi.t'^ripexmns, ep. XI, 74, P. L., t. LW'VII, col. 1213. M. G. II., Rer/. XI, 55, p. 3^0.

ns ses œuvres, saint Grégoire cite pourtant parlois des mots grecs, et lesD |r (iuit.

54 HISTOIRE GÉNÉRALE DE l'/IGLISE

les célèbres recueils de l'empereur Justinien, les Inslitutes, le Code et les Novelles, avaient remis en honneur. Une pragmatique sanction de l'empereur, parue en 554, avait rendu obligatoire en Italie l'enseignement du droit suivant les nouveaux recueils '. Grégoire dut fréquenter l'école publique, où des jurisconsultes habiles essayaient de faire revivre l'éclat des anciennes écoles privées des Labéon, des Sabinus, des Paul et des Ulpien. Ces études juridiques plaisaient à son âme éprise de forte logique et de solide bon sens. Il y trouvEiit aussi un moyen de défendre plus sûrement les droits de ceux que la religion lui commandait d'appeler ses frères, en un temps où la justice et l'équité étaient trop souvent foulées aux pieds. Mais les études que Grégoire aima par dessus tout furent les études religieuses. Dans ses écrits, si l'on voit qu'il connaît le stoïcisme * et que Platon ne lui est pas étranger *, on s'aperçoit surtout qu'il « s'est abreuvé assidûment, suivant ses propres expressions, à ces eaux profondes et limpides qui nous viennent du bienheureux Ambroise et du bienheureux Augustin » ♦,

Un moment le jeune patricien sembla hésiter dans sa vocation. 11 fut séduit, non point par l'esprit du monde, mais par le désir d'être utile à ses concitoyens dans les rangs de l'administration civile, où ses ancêtres avaient rendu tant de ser~ Grégoire eA vices *, En 574, il accepta de l'empereur Justin II les fonc- Dommé préfe tions de préteur ou plutôt de préfet de Rome '. Le prœfectus urbis avait toutes les attributions de l'ordre administratif et judiciaire dans la ville de Rome. Seule lui échappait la juridic-

1. Ortolan, Explication historique des Inslitutes de Justinien, t. I* p. 498.

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