‹ Histoire générale de l'Église (volume 3)Chapitre 203 sur 284 · Maksi, XIII, 8S · texte numérisé non relu

Maksi, XIII, 8S

bellp profession de foi. il les exhortait à abandonner leurs opinions particulières pour se ranjjer aux doctrines de l'Eglise universelle *.

La question dite du Filioque n'avait rien en soi de connexe La queetioa avec celles de liconoclasme et de l'adoptianisme. Mais le même ° * •''î"** esprit d'opposition s'y révéla. Plusieurs hommes de ce temps professèrent à la foi les trois erreurs relatives à ces questions.

C'est au concile de Tolède, tenu en 589, au moment où l'Es Addition du pagne faisait abjuration publique de l'arianisme, que nous "^'^gy^'hore* avons vu apparaître avec une solennité particulière, comme un P" les Espachant de triomphe sur l'hérésie vaincue et comme une affirmation de la consubstantialité du Père et du Fils, l'addition au Credo du mot Filioque *. Cette addition liturgique, qui correspondait à une doctrine dogmatique traditionnelle, avait passé d'Espagne en France, et peut-être non sans y soulever quelques protestations, car Eginhard mentionne que, dans un concile tenu en 767 à Gentilly, il fut question de la Sainte Trinité en même temps que du culte des images ^. La querelle s'enflamma violent incl-

en 808, à la suite d'un regrettable incident. Dans im monas- ^^^\ ^^ -^,^^1 ' o veut du font

tère palestinien, situé sur le Mont des Oliviers, des moines oc- des Oliviers cidentaux, ayant, suivant l'usage de la chapelle de Charlemagne, chanté le Filioque dans le symbole, furent assaillis par des moines, grecs, qui tentèrent de les expulser comme hérétiques. Ils étaient doublement coupables, disait-on, d'introduire dans le Symbole de Nicée une formule nouvelle contrairement à une décision du Concile d'Ephèse, et de laisser entendre par cette nouvelle formule une grave hérésie, à savoir l'existence en la Trinité d'un double principe, d'une double spiraiion. L'accusation était sans fondement, l'interdiction portée par le

1. P. L., XCVITT, 899; Maw9i, XIII, 899 et b. L'adoptianisniR devait ressnseiter uu xn* siècle avec Aliélard, «u xiv» avec Durand de Saint-Pourçaia et Galiriel Biel, au xvm* siècle avec Y»ambert.

2 Je crois au Saint Esprit, qui procèiie du Père et du Fils. Le mot Filioque Wt trouve dans un ftulre conriie de Tolède, de 447.

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