‹ Histoire générale de l'Église (volume 3)Chapitre 210 sur 284 · P. L^pôrns, L'Euroi>e ei le Saint-Siège, p. 213, aot · texte numérisé non relu

P. L^pôrns, L'Euroi>e ei le Saint-Siège, p. 213, aot

dmî«^ d'Étien- dans une entrevue des plus cordiales, réerlèrent plusieurs

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LtMiH le Dé- questions de politique ecclésiastique *. Le Pape en profita

pour sacrer l'empereur et la reine Ermengarde. Ffi^^n^^»' Etienne IV ne régna que quelques mois. Élu le 22 juin 816,

(817-824). il mourut le 25 janvier 817. Le jour même de sa mort fut élu pour lui succéder le prêtre Pascal, qui fut le premier de son nom. De race romaine, élevé comme son prédécesseur dans le palais du Latran, il n'appartenait pas à la noblesse. Son application à la prière et aux mortifications avait porté saint Léon III à lui confier le gouvernement de l'abbaye de Saint- Etienne, qui se trouvait près de Saint-Pierre. Il devait gou- B reprend la verner l'Eglise pendant plus de sept ans. L'apaisement des fenu'î de esprits, obtenu par 1 attitude conciliante de son prédécesseur, •fciui Lt'on III. permit à Pascal P"" d'inaugurer une politique plus ferme. Il ne demanda pas au peuple de Rome le renouvellement du serment de fidélité à l'empereur, et se contenta de notifier son élection à Louis le Débonnaire par l'envoi d'une légation spéciale. Le plus important résultat de sa diplomatie fut l'obtention de la part de l'empereur d'une Constitution écrite, dite ttl*'T'*bi7' Constitution de 817, par laquelle était confirmée et garantie la souveraineté du Pape sur Rome, l'exarchat, la Pentapole et tous les territoires en possession desquels il avait été mis précédemment. II était de plus entendu que l'empereur n'aurait pas à intervenir dans l'élection du Pape, laquelle se ferait suivant les règles du droit canonique ; l'intervention de Tempereur dans le gouvernement temporel de Rome serait limitée aux cas de troubles ou d'oppression de la part des puissants, potentiores *. Dans ce dernier mot avait-on l'intention de com- 1 prendre le Pape lui-même ? Le vague de l'expression avait-il

été voulu, pour laisser à des négociations postérieures ou à la coutvmie le soin de trancher une divergence irréductible entre les deux négociateurs • ?

t. Liber Pontîf., II, 49 ; Hist. des Gaules, VI, 140.

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