‹ Histoire générale de l'Église (volume 3)Chapitre 211 sur 284 · Baldzb, I, 791 et s · texte numérisé non relu

Baldzb, I, 791 et s

3 «'et acte de S17 est la première constitution écrite que nons possédions Bnr les droits respectifs du t^acerdoce et de l'Empire. On en a contesté autrelois l'authenticité. Fleuiy en regardait plusieurs clauses comme suspecte» {Hlst. ecclésiastioue, VII, 122). Dom Bouquet, d.nns le RrciteH f'es hiyt' ' Vn» dr<: Gaules, le tenait pour apocryphe el se conicntait do le rciumer. On n'iiôùte plus aujourdiiui à le cousldcier comme auLiieulii^uo.

Les tristes événements qiii suivirent la promulgation de cette importante Constitution ne permirent pas à la ferme et habile diplomatie de saint Pascal I'^'" de donner tous les fruits qu'on pouvait en attendre. De 817 à 824, date de la mort du saint Pontife, ce ne sont que guerres et troubles de toutes sortes dans l'empire. Les querelles soulevées par le partage De 817 & 824, de 817, la révolte et la mort tragique de Bernard en 818, les politiques intrigues de Judith de Bavière, les tristes scènes qui amè- P/"^'^"® inceinent et qxxi suivent la pénitence publique de l'empereur au sent l'autorité concile d'Attigny en 822, l'acte qui associe à l'empire, en 823, Lothaire roi d'Italie; les tracasseries incessantes de ce nouveau pouvoir impérial, qu'on appelle « l'empire italien », pouvoir dont le siège est trop près de Rome, et dont le titulaire, n'ayant ni la piété de son père, ni la grandeur d'âme de son Ses dernières grand-père, est incapable de maintenir l'ordre en Italie : tels auri&t^ées'^par

sont les lamentables incidents de cette période. Le désordre et le^r^volieBdes

^ seigueurs et

le malaise sont partout ; mais nulle part peut-être plus qu'à par l'hostilité Rome. La foule qui, comme l'enfant, s'en prend à tout ce qui l'entoure de ses déceptions et de ses infortunes, se tourne alors contre ce Pape qu'elle avait acclamé avec tant d'enthousiasme à ses débuts. Pascal I" connaît tous les déboires de l'impopularité. Des seigneurs en profitent pour se rendre indépendants ; tels l'abbé de Farfa, Ingoald, un des plus puissants parmi les grands, qui parvient à faire admettre son autonomie absolue et à exclure l'intervention du Pape dans la nomination de l'abbé de son monastère. Une coalition de mécontents se forme, ayant à sa tête deux personnages importants de la cour pontificale, le primicier Christophe et son gendre Léon, nomenclateur ou secrétaire de l'Eglise romaine. Leur tactique Nouveau cobest de combattre le Pape en s'appuyant sur l'empereur Lo- pape^et'^remthaire, qui les encourage secrètement. Les fidèles milices pon- pereur. tificales des colonies agricoles interviennent une fois de plus, s'emparent des deux chefs, leur crèvent les yeux et les mettent à mort. Réclamations hautaines de Lothaire. Le Pape assure par serment qu'il n'est pour rien dans l'exécutioa,

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mais refuse d'en livrer les auteurs. L'exaltation des esprits

est telle, que le Pape ne se sent plus le maître, même de ses

Mort de saint partisans. Il tombe gravement malade au début de l'année 824

Pascal !«' ^ .

(11 février et meurt le 11 février. La surexcitation du peuple ne permet

•'' pas de transporter son corps à la basilique de Saint-Pierre. On craint quelque attentat sacrilège sur son cadavre de la part de ceux dont la haine le poursuit même après sa mort ' .

L'élection de son successeur se fait au milieu de troubles considérables. Le parti des milices rurales et celui de l'aristocratie militaire se trouvent aux prises. S'il faut en croira Paschase Radbert, l'influence du célèbre moine Wala fait pencher l'élection du côté du candidat soutenu par la noblesse et Eugène II par l'empereur '. Le 5 iuin 824 est élu Pape l'archiprêtre d«

Sainte-Sabine, Eugène, Romain de naissance, « également recommandable, dit son biographe, par l'humilité et la simplicité de sa vie, le prestige de sa science et de son éloquence, la générosité de son âme et la noble prestance de son corps*. » Son pontificat, de courte durée, devait être marqué par im des actes les plus importants dans l'histoire diplomatique de la Papauté, la constitution de 824.

Un des premiers soins d'EuGÈNE II fut de prévenir, dans W mesure du possible, des troubles pareils à ceux qui avaient Mesures paci- affligé les pontificats de ses prédécesseurs. La principale cause en était dans l'état de confusion et d'anarchie qui se trouvait alors à peu près partout en Europe, dans l'imprécision des droits respectifs des seigneurs et des souverains, des autorités ecclésiastiques et des pouvoirs civils, du Pape et de l'Empereur. Eugène II ouvrit des pourparlers avec Louis le Débonnaire, qui lui délégua son fils Lothaire accompagné du moine Wala. La résultat de ces négociations fut une série de mesures pacificatrices, telles que le rappel de plusieurs personnages exilés *, l'attribution d'indemnités aux veuves des dignitaires massacrés,

La ConftUu- ^* surtout la rédaction de la célèbre Constitution de 824, dite

UoQ de 824. Constitution de Lothaire.

La base de cet accord était toujours lo régime institué

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