‹ Histoire générale de l'Église (volume 3)Chapitre 213 sur 284 · Majibi, XIV, 999 et · texte numérisé non relu

Majibi, XIV, 999 et

vivre en commun dans les cloîtres sous la conduite de supé> rieurs capables et dépendants de l'évêque (a. 7).

Mort Quand Eugène II quitta ce monde, le 27 août 827, on pni

(27 lufût 627). croire que la paix était assurée pour longtemps. Il n'en était rien. Les passions qui avaient soulevé tant de troubles n'étaient pas éteintes. Deux clauses de la Constitution impériale allaient Vic*>9 de la leur ouvrir \m libre champ. Celle qui réserve l'élection ponde 824. tifîcale « aux seuls Romains », ne distinguait pas, comme la Constitution de 769, entre les clercs et les laïques ; et la clause qui différait la consécration du Pape jusqu'à la prestation de son germent devant le légat impérial allait servir de prétexte aux empereurs pour s'immiscer dans le gouvernement de l'Eglise. C'est au lendemain même du décès d'Eugène II que les passions se déchaînèrent et ouvrirent une crise qui se perpétxia sous les trois Pontifes suivants, Valentin, Grégoire IV et Serge II.

V»I«ntiQ (827). Le pontificat de Valentin, romain de noble race, élevé au Latran sous la conduite d'Eugène II, qui l'aimait comme im fils, ne dura que six semaines. Mort en octobre 827, il futrem- Orégoire IV. placé par le prêtre Grégoire, d'origine romaine et de race noble *^ '* comme lui. Deux faits graves avaient signalé ces deux élections : la noblesse laïque avait pris une part active à l'vme et à l'autre, et Grégoire IV n'avait été ordonné qu'après vérification de l'élection par un légat impérial. Un précédent était pbsé ; une brèche était ouverte aux plus fimestes abus.

Cependant la force des circonstances amenait les Papes à prendre dans la société civile une place de plus en plus pré- Caractèr* da pondérante. Grégoire IV, d'après les témoignages de tous les M Poaufe. auteurs contemporains, fut im timide et un hésitant ; c'est pourtant à lui que s'attache le souvenir des premières forteresses bâties sur le domaine de saint Pierre et de la première tentative faite par un Pape pour s'immiscer directement dans Jes affaires temporelles des peuples.

Pendant que les princes francs se querellaient enlreeux, les

Sarrasins multipliaient leurs incursions sur les côtes de Pro- Incar«'on«JM vence et d'Italie. Ils avaient déjà dévasté Nice et Civita-Vecchia '. En 831 ils se rendirent maîtres de Palerme et s'avancèrent dans la Sicile. Toutes les côtes de l'Italie étaient menacées. Qui se lèverait pour prendre la défense des populations alarmées? L'empereur Lothaire était absorbé par la lutte contre ses frères ; les petites principautés de l'Italie, réfractaires à toute autorité commune, et presque toujours en finerrei prlguerre les unes contre les autres, se désintéressaient pratique- seigueurs itoment de la défense de leur pays et de la chrétienté. Le Pape ''*°'* seul représentait en Italie, en même temps que l'Eglise, la patrie italienne : les regards des populations se tournèrent vers lui. Grégoire IV répondit à cet appel. Il fît fortifier la ville ComtnictloB d'Ostie. et y construisit la forteresse de Grégoriopolis, qui sub- poU», siste encore. Il avait commencé à fortifier la ville de Rome elle-même, du cttC de Saint-Pierre auand la mort le surprit en 844.

Dans l'intervalle, les afTaires des princes francs avaient soUi- Siinalion dm cité son intervention. La rupture de l'acte de partage de 817 par troublée da Louis le Débonnaire, sous l'influence de Judith de Bavière, en l^ti^P»'»» faveur de leur jeune fils Charles, l'impopularité de la nouvelle impératrice, qu'on accusait des crimes les plus abominables, la maladroite composition du nouveau lot attribué à Charles *, rangèrent du coté de Louis le Germanique et de Lothaire la population presque entière. Jusqu'au moment oîi les excès des (ils révoltés de l'empereur ramenèrent la sympathie sur l'infortuné monarque, leur insurrection parut être la cause de la justice et de la moralité, en même temps que la cause des peuples. C'est en faveur de ce parti que se prononçaient alors presque unanimement les membres les plus éminents du sacerdoce et de l'épiscopat, l'archevêque de Reims comme celui de Lyon, l'évêque de Vienne comme l'abbé de Corbie. La place Ioterv<»nHoB du chef de la Chrétienté y semblait indiquée. Grégoire IV n'y les qu- leiiet intervint cependant qu'à la dernière extrémité ; il fut porté à ^franc^!*' cette intervention, on peut le dire, plutôt qu'il ne s'y porta.

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