‹ Histoire générale de l'Église (volume 3)Chapitre 214 sur 284 · Awalfs reffùi, a · texte numérisé non relu

Awalfs reffùi, a

2. La part faite au prince Charles, qnl devait être Charles le Chauve, ■'étendait sur le? denx rives du Rhin sup^-rieur, sur l'Alémanio, la Rhétie, l'AlsHce et une partie de la Bourpoene : des Geimaing pe trouvaient ainsi séparé» de leurs frères de lace et amaigaoïés avec desGauloiie et des Rumsius.

Dans une plaine d'Alsace, près de Colmar, en 833, les deux armées étaient en présence, prêtes à se précipiter l'une sur l'autre, quand le Souverain Pontife, accompagné de Lothaire, y arriva. 11 s'était fait précéder d'une lettre très noble, dans laquelle, répondant à quelques évoques du parti de l'empereur qui lui avaient envoyé une missive irrespectueuse et menaçante, il leur disait : « Vous ne devriez point oublier que le gouvernement des âmes, qui appartient au Souverain Pontife, est plus grand que le pouvoir impérial qui est temporel ' » . En intervenant dans la discorde des princes, Grégoire avait conscience de n'agir que dans l'intérêt de la paix ; il pensait que nul rôle ne convenait mieux à sa mission de père de tous les peuples chrétiens.

On sait comment ces nobles espérances furent déçues. Le parti que venait défendre le Pontife triompha, mais par des moyens différents de ceux que le Pape avait l'intention d'employer et qui déshonorèrent la cause des fils révoltés de l'empereur. Grégoire quitta ce champ de Colmar, justement La « Champ désigné dans l'histoire sous le nom de Champ du mensonge^ m^»»i le cœur rempli d'amertume '. A partir de ce moment les

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