‹ Histoire générale de l'Église (volume 3)Chapitre 23 sur 284 · Lib. Pontif., i. I, p · texte numérisé non relu

Lib. Pontif., i. I, p

3. GnÉo. DR TonHB, Ilixt. des Franos, I. X, ch. i. Paul Ducmi Vtta Greffe IV P. /.., LXXV, 43.

4. Si vero pretnatur aliqui.t corporaliter popularibus turbis, et taman nuUos curaru7n sxculnrium tumultus in corde patiatur, non est in urbt^ Morales, XXX, 16. P. L., LXXVI, 553.

pauvreté. On venait de voir la noble Galla, fille et épouse de consuls, se retirer, après la mort de son mari, dans un monastère auprès de la basilique de Saint-Pierre, et la vierge Proba, de la famille des Anicii comme Grégoire, donner comme lui ses biens aux pauvres pour s'enfermer dans un couvent. Un très illustre personnage de l'époque, Cassiodore, après avoir dirigé les affaires du royaume des Ostrogoths en qualité de ministre de Théodoric, ne venait-il pas de se retirer dans sa terre de Vvarium^ en Campanie, pour y mener une vie de travail et de prière en compagnie de quelques disciples ? Le premier instinct de toutes ces grandes âmes fut peut-être de sauvegarder, au milieu des troubles et de la décadence du monde antique, la pureté de leur vie religieuse ; mais, par là même, ils réservaient en eux, pour l'avenir, le germe qui devait donner la vitalité à un monde nouveau.

L'acte de donation fait par Grégoire de son palais familial au profit des moines bénédictins nous a été conservé. Il porte la date de l'année 587. Grégoire y prend la qualification de serviteur des serviteurs de Dieu. C'est le titre qu'il gardera lorsque, trois ans plus tard, il sera élevé au Souverain Pontificat. C'est l'humble titre qu'il opposera au patriarche de Constanlinople, se qualifiant pompeusement de patriarche œcuménique ou universel. Les souverains pontifes se l'aDoroorieront dans la suite.

frr(-<;..->h9 Nous n'avous pas plus de détails précis sur la vie monas-

"Jnt"ae°"" tique de saint Grégoire que sur sa préfecture. C'est dans cette waiut.Aadrô. vie pleine de calme qu'il se trouva en présence de plusieurs moines ayant connu saint Benoît. Il nous a conservé le nom d* quatre d'entre eux, qui lui racontaient tout ce qu'ils savaient, par eux-mêmes ou par ouï-dire, du saint patriarche. Le nouveau moine recueillait avec avidité ces récits pleins de can- Les D> ^lognt. 'i^ur, et il les a reproduits dans ses Dialogues avec une grâce et de «rti.it Gifc ^ue fraîcheur incomparables '. La critique moderne, sans

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