‹ Histoire générale de l'Église (volume 3)Chapitre 230 sur 284 · H£F«ti, Hist. des Coneiles, Y, 44<L i. Manbi, XV · texte numérisé non relu

H£F«ti, Hist. des Coneiles, Y, 44<L i. Manbi, XV

8 BiviLi, y, 442.

4. MStrophanb, dans Maksi. XVl, 415 Mi^trnphflne. ^vfqne fle Pmyme et eontemporaia de Photius. e^l connu par un fnijçiuont douvrage sur la Trinité t\ pftr ane lettre importante sur les événements de son temp).

ta SAINT EMPIRE ROMAIN 407

La p^emi^^e assertion était une hypocrisie, la seconde était une équivoque, laissant entendre que Photius reconnaissait les droits d'Ignace et ne se considérait que comme un coadjuteur soumis. Ignace, en effet, par amour de la paix, venait de dire qu'il consentirait à s'incliner devant la force, si on lui donnait un coadjuteur régulièrement nommé *. Cette équivoque peut seule expliquer le grand scandale d'un épiscopat tout entier se rangeant, à un moment donné, autour de l'usurpateur.

Mais, enivré par son triomphe, Photius viole sa parole. Il L'-nTipcl ao prononce la déposition d'Ignace. L'épiscopat grec se scinde alors en deux partis. Tous les moines suivent le parti fidèle à Ignace ; et le saint évêque fait entendre le cri qui doit mettre fin à toute querelle dans l'Eglise : « J'en appelle au Pape, Ad Papam provoco * ! » L'habile Photius ne veut pas rester en retard. L'appel au Pape ! il l'adresse à son tour dans une lettre chaleureuse, chef-d'œuvre d'hypocrisie, où, après une profession de la plus pure foi catholique, il emprunte à saint Grégoire le Grand les expressions les plus pathétiques pour déplorer sa propre indignité et se jette aux pieds du Pontife de Rome en lui demandant ses prières. Photius est peut-être le plus irrésistible charmeur d'hommes qui ait paru dans l'histoire. Il le sait. Il a pu se vanter que ses amis l'aient aimé plus que leurs parents '. Un saint comme Cyrille, l'apôtre des Slaves, pour avoir été son élève et avoir subi la captivante influence de sa parole, ne se déprendra jamais d'une vive sympathie personnelle pour cet homme, dont il déplore les erreurs. Photius connaît sa force. Ce qu'il a obtenu de l'épiscopat grec, ne pourrait-il pas l'obtenir du Pape lui-même? Tandis qu'une ambassade, envoyée au ç.^^^^jgj ^^ nom de l'empereur et au nom du patriarche, part pour Rome, chitiation» du chargée de riches présents, Michel III informe mensonge- cUo* rement le Souverain Pontife que le malheureux Ignace, sous le coup de vagues soupçons qui pèsent sur lui, s'est retiré dans xm couvent. Bref, on laisse entrevoir au Pape que de terribles divisions, contre-coups de la querelle iconoclaste, sont sur le point d'éclater à Constantinople, qu'un concile y sera nécessaire, qu'il est urgent d'y envoyer deux légats. La machina- *

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