P. L., CIX, S*26 et
HISTOIRE GÉNÉRALE DE l'ÉGLISÏ
Photins fait
intercepter
la coireapon-
daDce jjoqU-
ficate.
Il fait prnclairier la déposition du Hape Nicolas.
AdBassinat de Bai'da? et de l'empereur.
Réinstallatïon
de MiiDi lâûa-
cc (867).
Mort de saint
Nicolas (13 novembre
rappelé dans nos saints mystères !» Le devoir incombe aux souverains, dit-il de ne pas s'ingérer dans les affaires intérieures de l'Eglise et de la protéger dans la libre expansion de son autorité spirituelle, et de ce devoir le grand Pape donne deux raisons : premièrement, l'Église est indépendante dans son domaine ; depuis Jésus-Christ, l'Eglise et l'État, ayant chacun leur office propre, ne doivent pas empiéter l'un sur l'autre : à César oe qui est à César, et à Dieu ce qui est à Dieu ; en second lieu, lÉglise n'est-elle pas une source de paix pour l'État?...
Saint Nicolas ne se faisait sans doute pr.s illusion sur le résultat immédiat de cette missive. On n'en tint aucun compte à Byzance. L'année suivante, en 866, Nicolas profita d'une légation qu'il envoyait en Bulgarie, pour la charger de lettres pressantes écrites à l'empereur, à l'impératrice et à plusieurs grands personnages de l'empire. Photius empêcha les légats de passer la frontière et les renvoya brutalement à Rome, chargés de leurs lettres *.
Un peu plus tard, l'usurpateur alla jusqu'à faire proclamer la déposition du pape Nicolas par une assemblée d'évêques orientaux. Mais son triomphe fut de courte durée. Ce pseudoconcile est de 867. Cette même année, au mois de septembre, le chambellan Basile, qui avait fait assassiner en 806, sous les yeux de l'empereur, le César Bardas, faisait mettre à mort l'empereur lui-même et, s'emparant de son trône, inaugurait une politique nouvelle. Photius eut beau se rallier publiquement à l'assassin de son bienfaiteur Bardas ', il fut disgracié et relégué dans un couvent, tandis qu'Ignace était réinstallé le 26 novembre 867 sur le siège de Conslantinople.
Saint Nicolas I*"" était mort treize jours auparavant, sans avoir eu connaissance de cette victoire du droit '. Le rôle de ce grand Pontife paraît d'ailleurs avoir été moins de triompher des ennemis de l'Eglise, que de proclamer, au lendemain d'une époque pleine de troubles et à la veille d'une période plus
f. Ces lettres sont conservées. Elles portent la date do 13 novembre S66. Japfb, 2813, 2821.