UssERics, Antiquitates rerum britanmcarum, p
2 Db Wdlf, Histoire de la philosophie médiévale, p. 182.
3. Die Lehre vom gôtllichen Ebenbilde im Menschen. Tûbinger Quartalscfii-Jl, 1830; cité par Saint-René Taillaudibr, l. c, p. 269.
4 Staudenmayer, professeur de théologie à l'université catholique de Friboiirg-en-Brisgau, Scot Erigena und die Wissenschaft seiner Zeit.
o. De divisione nalurx, 1. II, ch. xxit. P. L., CXXII, î^79.
6. Perpétuité de la foi, 1. XII. Saint-René TxiiijkHDiKB, Scot Erigène, p. 47.
gus'in, qui tenait seulement à repousser une interprétalî-m
« capharnaïte » trop grossière, sans nier la réalité du corps 't
du sang de Jésus-Christ. Or, Paschase Radbert compi -e •.•i;t4i3-l*»-
en 831 et publie en Sii, avec une épître dédicatoire à Char, o.t (^'<«i;- ^»^
le Chauve, un traité Du corps et du sang du Seigneur, c' . '***f^'**"
suivant le courant ambrosien, il semble, dans sa dialccliq-
de barbare moins nuancée que celle du docteur milana;-
peut-être aussi avec un esprit plus naïvement curieux, d.-.-
passer son maître. Ce qui est présent dans rEucharisti-.
dit-il, c'est vraiment le corps et le sang qui sont nés de h.
Vierge, c'est la chair qui a été suspendue au bois de la croix,
c'est le sang qui a coulé du côté du Christ '. Ce qui manque à
cette chair et à ce sang, c'est seulement l'apparence visible --^1
tangible '. Celte chair et ce sang sont vraiment en conta<l
avec nos entrailles, sont notre vrai aliment, comme disent l's
textes liturgiques ^ Et quand on lui demande ce que devient
cet aliment dans notre corps, Paschase, sans aller jusqu'à la
théorie grossière des « stercoranistes », écarte la question
plutôt qu'il ne la résoud *.
Cette doctrine soulève aussitôt les contradictions les pi 115 i;ini»rpr^t». vives. Le savant Piaban ]Maur, moine du monastère du Fuloi, '^"^ aThaa futur archevêque de Mayence, ne pouvant accepter que le. J'«ur. corps du Christ puisse être digéré, va jusqu'à nier qu'il 1^ M le même qui est né de la Vierge Marie ^. Scot Erigène va ]■■<qu'à dire que l'Eucharistie n'est qu'une figure *.
Le traité de Ratramne, De corpore et sanguine Domine, ^°st dédié, comme celui de Paschase Radbert, à Charles le Chaude, qui encourage la controverse. Pour Ratramne, le pain el le. vin ne subissent pas la moindre mutation. Ils demeureni <e qu'ils étaient. Ce sont eux et eux seuls qu'on digère et oui nourrissent ■'. Quant au corps et au sang de Jésus-Chrisl, ils
1. Ici Pas^clia?* Radbert invoque un texte qu'il croit de saint Augll^li■. 'i qu'une criliriue mieux inforime alliibue à uo inconnu bien j)oslcrie..r Cf. BATirroL. Elude* de tiiéologie positive, 2" série, 3<= édition, y. 367.
2 Le cor,', et ^anr/., Xlll, 2. P. L.. CXX. 1315.
Z. Corpus tuum, DomÀii^ hcdeat in vi.<veiibus noslrit [P, L. ,LXXIl, ■'i). Coelcfti* vit'M niunere vcjctaii (P. A., L\', .S6).