‹ Histoire générale de l'Église (volume 3)Chapitre 244 sur 284 · LE « SIÈCLE DE FER · texte numérisé non relu

LE « SIÈCLE DE FER

Quelques jours après la mort de saint Nicolas I", Anastase le Bibliothécaire écrivait à Adon de Vienne, le célèbre auteur du Martyrologe qui porte son nom, les lignes sui-

Sinistres près- vantes ; « Je vous annonce, hélas ! une bien triste nouvelle ; •eutimenis à notre père et Pape de vénérable mémoire, Nicolas, a passé à

Miat Nicolas, une meilleure vie, aux ides de novembre, et nous a laissés fort désolés... Maintenant, tous ceux quil a repris pour des adultères ou pour d'autres crimes, travaillent avec ardeur à détruire tout ce qu'il a fait et à abolir tous ses écrits... Je vous conjure d'avertir tous les métropolitains des Gaules... Au nom de Dieu, résistez à ce que l'on veut faire contre le pape Nicolas. Ce serait anéantir l'autorité de l'Eglise * ».

Cet énigmatique Anastase, qui, avant d'être un politique avisé, avait été un habile conspirateur, voyait juste. Comme autant de forces longtemps comprimées, mais dont les ressorts n'auraient pas été brisés, toutes les jalousies, toutes les haines, toutes les passions brutales de cette triste époque étaient prêtes à se déchaîner. Les pontificats d'Hadrien II et de Jean VIII vont les contenir quelque temps encore. Mais après eux, ce

Le a siècle de sera le débridement sans frein. Le savant et pieux cardinal

'"' * Baronius, dans ses Annales, a consacré le nom de « siècle

de fer », donné à cette période. « Ce siècle, dit-il, est juste-

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