L. bucH .»JIB, Liber Pontificalis, t. II, p. xii
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és. Nous voulons parler de Luitprand J^"'tP'*^"^-î'* ^ ^ Crémone, Ra-
uer de Vérone, dont les sympathies tier de Vé-
Reims.
muant et méprisable* »,est plus inspiré par la passion que par l'amour de la vérité, tandis que Flodoard, de Reims, dont la Chronique est moins défavorable aux Papes du x* siècle, est « riche en renseignements précis et bien datés ' ».
ffftdren TI (867-872).
Il reçoit la •oumisision J»^ Lothaire II et
couronne
Louid li.
Le successeur de saint Nicolas P*", Hadrien II, élu le 13 décembre 867, était un vieillard de soixante-quinze ans, à l'âme noble, au cœur généreux, aux allures de grand seigneur. Né à Rome, fils de Talare, qui fut depuis évêque. il appartenait à la famille des Papes Etienne VI et Serge 11. 11 était marié, sa femme Stéphanie vivait encore ' et il avait une fille. On l'avait élu, paraît-il, après la mort de Léon IV, puis après la mort de Benoît III ; mais il avait su s'excuser de manière à éviter la charge du Pontificat *. Hadrien commença par bénéficier de la ferme politique de son prédécesseur. L'empereur Lothaire II vint au Mont Gassin faire sa soumission au Souverain Pontife, qui lui donna la communion de sa main *. Le nouveau Pontife eut une autre consolation : lempereur Louis II, trahi et emprisonné par le duc de Bénévent, vint se réfugier auprès de lui et lui demanda de relever son prestige par un nouveau couronnement. Lui-même, pressentant sans doute les dangers qui menaçcdent la paix de l'Église du côté de l'Orient et dans l'Etat pontifical, n'eut rien tant ù cœur que de se maintenir en bonne harmonie avec le pouvoir impérial d'Occident.
Une de ses premières préoccupations avait été de profiter
1. Alb. VoGBL, Batherius von Verona, 2 vol., léna, 1854, p. 434»