‹ Histoire générale de l'Église (volume 3)Chapitre 250 sur 284 · Lih. Pontif., U, Ifiri · texte numérisé non relu

Lih. Pontif., U, Ifiri

i. Mabsi, XVI, 11; P.L.,GXXIX, 21 et 8.;BABomo9,ann.869jHipiLJ,T, 657-eW.

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,\' fisiRPc le Cet étrange personnage, que nous avons vu briguer inso- ' lerament le Souverain Pontificat, ce prêtre excommunié par saint Léon IV, s'était refait une virginité dans sa retraite. Secrétaire de Nicolas P"^, qui avait su utiliser ses hautes facultés dans la diplomatie et dans l'administration, cet ancien révolutionnaire était devenu le plus intelligent défenseur du pouvoir pontifical. Sa vie privée est un mystère ; sa carrière publique fut, à bien des égards, un bienfait. Dans les débats du Pape avec Photius, c'est Anastase qui avait, la plupart du temps, tenu la plume, et mis au service de l'orthodoxie les richesses de son érudition. Hadrien II lui maintint ses fonctions de préposé aux lettres pontificales et le nomma bibliothécaire en titre de l'Eglise romaine '. Sous l'autorité d'un Pontife dont la clairvoyance et la fermeté n'égalaient pas celles de saint Nicolas, la vieille ambition d' Anastase se réveilla-t-elle? Faut-il mettre uniquement sur le compte de son père et de son frère le drame mystérieux et sanguinaire qui devait assombrir les dernières années d'Hadrien II et porter une grave attteinte au prestige du Souverain Pontificat? Projets ambi- Depuis quelque temps Anastase semblait s'être dégagé de la

^'^•ène.^'^* tutelle de son père Arsène. Celui-ci, toujours apocrisiaire du Saint-Siège, s'était montré partisan trop absolu du pouvoir impérial. Anastase l'avait contrecarré sur ce point *. Saint Nicolas, qui utilisait les services d'Arsène comme ceux de son fils, ne l'avait pas ménagé à l'occasion. Un jour que le fastueux évêque d'Orta se présentait à une procession, vêtu d'une riche pelisse à la mode juive, le Pape, indigné, lui avait donné l'ordre de déposer à l'instant son singulier costume*. Une autre fois, le Pape ayant eu lieu de supposer que certaines sommes, destinées au trésor pontifical, avaient passé dans la cassette de l'apocrisiaire, lui en avait demandé un compte sévère *.

1. Annales bert., ann. 868. — Le bibliothécaire de l'Église romaine étall on personnage très important: c'est à lui qu'on avait recours quand, pour la décision des grandes affaires, on avait besoin de consulter les anciens documents. Il est plusieurs fois question du bibliothécaire du Saint Siège dans le Lib. Pontif. Le premier bibliothécaire connu est Grégoire, qui depuis devint Grégoire II (L. Pont., I, 396, 410). Cf. Dn Cahm, Glossarium, v» Bibliothctthrius.

2. DncHiSRB, Les premiers temps de V État pontifical, p. 24A»

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