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Filioque et proclamaient le principe de la primauté de Byzance sur Rome *.
Cette fois-ci, c'était le schisme déclaré. Jean VIII, informé de tout par l'habile et courageux évêque Marin, qu'il avait envoyé à Gonstantinople à cet effet, désavoua et condamna ses légats pontificaux, qui avaient osé prendre part à de telles délibérations et à de telles déclarations. Encore une fois, les projets de sa politique si prudente et si sage échouaient tristement.
On a accusé parfois cette politique de faiblesse. « Mais, dit Justification
1 » T T'TTT àt'.a. politique
justement Héfélé, nous ne devons pas méconnaître que Jean Vill de Jean Vlll.
a cru, ainsi qu'il le déclare lui-même, que son devoir était de se plier aux circonstances. L'existence de l'Etat de l'Eglise était menacée tout à la fois par les attaques des princes chrétiens et par les Sarrasins. Il pouvait espérer qu'on éviterait un schisme, qu'on regagnerait la Bulgarie et qu'on obtiendrait des uecours pour la défense de ses Etats. Sa condescendance eut, il est vrai, des suites fâcheuses ; mais pouvait-on les prévoir * ? »
La vieille impératrice Engelberge, la veuve de Louis II, mécontente de l'acte par lequel Jean VIII avait fait empereur
Charles le Chauve, ne cessait dintri^ruer. Avant obtenu du Pape J*rabition de ,, , ,. ° ,: ,, l'nnpératrice
quelques jours d entrevue en Provence, elle avait presque de- Eugeiberge.
cidé le vieux Pontife à placer une couronne sur la tète de son
gendre Boson et sur celle de sa fille Ermengarde, qui rêvait
d'être impératrice ^ A Rome elle-même, elle favorisait le parti f'*l« fayoriêe , . , . l** P^rti des
de ceux qu on appelait les formosiens. Etrange parti, qui grou- formosien*.
pait autour du très austère évêque de Porto des hommes perdus de vices, des parjures et des assassins, comme Georges d'Aventino, et toute une fraction de la haute aristocratie tant laïque qu'ecclésiastique, où l'on voyait la noble patricienne Constantina, fille du nomenclateur * Grégoire, Sergius maître de la milice, et Etienne seconclicier de l'Eglise romaine. Jean VIII n'hésita pas à fi-apper im grand coup. L'excommunication et
1 IKftré. VF, f,i.
t. Witivi. Yl. ?f>.