‹ Histoire générale de l'Église (volume 3)Chapitre 45 sur 284 · Jean Ducrb, II · texte numérisé non relu

Jean Ducrb, II

3. Tous ces témoignages et plusieurs autres, confirmés par la considération de phisifurs circonstances de la vie de saint Grégoire, se trouvent exposés dans l'ouvrage de M. Amédée Gasfoué : Les origines du chant romain, Vo.nl iphonaire Grégorien, Paris, 1907. M. Gasioué reconnaît dans les origines du chant grégorien trois élément, l'un héliraïque. le second gnostique et le troisième gréco-romain. Saint Grégoire se défend d'avoir rien importé à Roms des usages byzantins. Jaffé, 1550, R^q , IX. 26 (IX, 12).

4. M. Gevaert ayant refusé d'ad.Tieltre que le ciiant dit grégorien remonta à saint Grégoire et ayant prétendu que Jean Diacre, esprit peu critique, avait dû confondre Grégoire I" avec Grégoire II ou Grégoire IIl (Les origines du

l'éguse dans son cemre 91

Jamais le saint Pape ne voulut pourvoir à la belle exécution des chants au détriment de la dignité ecclésiastique. Le premier canon du concile romain de 595, proposé par Grégoire et acclamé par les évêques, est ainsi conçu : « La coutume s'est depuis longtemps introduite dans l'Église romaine d'ordonner diacres des chantres, et de les employer à chanter, au lieu de les faire prêcher ou de leur confier le soin des pauvres. 11 est résulté de là que, pour recevoir quelqu'un aux ordres sacrés, on a beaucoup plus eu égard à une belle voix qu'à un caractère irréprochable. Aussi ne devra-t-on plus faire chanter les diacres à l'Eglise, sauf l'évangile de la messe ; les autres leçons seront chantées par les sous-diacres ou même par les minorés *. »

On cite peu d'églises construites par saint Grégoire. Il eut beaucoup plus à s'occuper, suivant une remarque de son biographe, des édifices spirituels que des temples matériels *. Le temps des invasions des barbares était peu propice à de tels travaux .

Le besoin le plus pressant à cette époque était le soin des tes œnTrei pauvres. Les guerres et les calamités de toutes sortes dont nous ,aint Oréavons parlé, avaient causé une misère effroyable. De malheu- t^^^ reux fugitifs, chassés par les Lombards, venaient se réfugier à Rome. Une lettre du Souverain Pontife, écrite à Théotiste, sœur de l'empereur Maurice, nous apprend qu'il avait, en 593, trois mille religieuses à sa charge '. La charité de Grégoire se montra à la hauteur de ces terribles nécessités. Par ses diacres, par lui-même, il distribua les plus larges aumônes. A chaque grande fête, et tous les premiers jours du mois, il présidait à des distributions de blé, de vin, de légumes, de viande, de poisson et de vêtenaânbs * : a l'Église, dit Jean

chant liturgiqu» de VEglist latine, nn vol. in-4«, Gand, 1890), Dom Germais Morin a dé/eoda la thèse traditioQDelle (L'Origint du chant grégorun^ IS&'li. Cf. Dom PoTBiM, Mwioa sacra, p. 38 et t.

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