J. DiACBi. II
Diacre, était devenue comme un magasin, où tout le monde accourait * ». Le saint Pape disait : ce sont ces souffrances des pauvres et les aumônes des riches qui sauveront la cité '.
Cette charité n'était pas faite au hasard. Un ordre parfait y présidait. Des diacres, choisis parmi les hommes probes et intègres, en avaient la haute responsabilité : des vidâmes étaient chargés de donner l'hospitalité au nom de l'évêque, des femmes pieuses, appelées matriculœ ou mulieres de matriculis, étaient préposées à la direction d'hospices charitables '. Plusieurs de ces hospices recevaient des contributions du pubhc et du trésor de l'empire, et Grégoire veillait à la rentrée régulière de ces contributions *. Jean Diacre assure qu'on voyait de son temps, au palais du Latran, un i egistre de toutes les personnes à qui le Pape avait fait des distributions régulières •.
L'administra- De pareilles nécessités sociales étaient une raison de plus moîne" ponil- ]pouT Grégoire de veiller à la bonne administration du patri- •a?Ht^Gré-* moine pontifical. La gestion de ce patrimoine, ou plutôt de goire. ces patrimoines [patrimonia), comme on les appelait, est peutêtre le chef-d'œuvre du génie organisateur de saint Grégoire. Les indications que nous trouvons çà et là dans la correspondance du Pontife nous permettent de reconstituer à peu près les cadres et le fonctionnement de cette œuvre admirable de prévoyance sociale et d'éducation morale.
Ces documents nous permettent d'abord de constater la grande importance de ces biens patrimoniaux •. Aux Ubé-