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tion de l'empire carolingien). La cité chrétienne était de taille à luire face à ses nouveaux devoirs... Les évoques de l'Eglise avaient une fornialion romaine, les missionnaires firent deî centres de civilisation romaine, les décrets ecclésiastiques sui-^ virent les voies du droit romain, et partout les représentants de l'Eglise réclamèrent le maintien du lien religieux avec Romî qui désormais représentait l'unité de l'humanité dans un sens bien plus haut que jadis '. »
Mgr Duchesne reconnaît que le pouvoir des Papes, tel que l'a exerc^ s<xint Grégoire VII, a sa justification dans « la plus ancienne tradition ecclésiastique », en particulier dans celle qui ren:c£mi à Sc'.r,'c Léon et à saint Grégoire le Grand *. l« Pape et li est sarr d >ute un gouvernement devant lequel Grégoire s'est d oTieat. toujours con.''idéré comme un fidèle et loyal sujet, c'est l'empire roma-n le Byzance. « Cela tient surtout, dit justement le P. Grisar, au respect du droit et à cet esprit conservateur qui marque d une empreinte profonde le gouvernement des Papes et que des motifs religieux les engageaient à entretenir '. » Nous avons vu cependant qu'il sut résister à l'empereur Maurice, lorsque celui-ci entreprit sur les droits de l'Eglise. Il est vrai que lorsque, en 602, l'aventurier Phocas se fut fait proclamer empereur après avoir tué Maurice et sa famille, Grégoire envoya au nouveau monarque une lettre pleine de félicitations sur son avènement. Mais le Pape ne connaissait cette révolution que par les lettres de Phocas luimême et de l'impératrice Léontia *. La mort ne lui laissa pas le temps de protester contre les crimes de Phocas comme il avait combattu les empiétements de Maurice '.