Hist. det Conciles, III, p
A. Notas vooum qv.rsticnes cngnoinmris intro '.uctas per Sophronium
l'église dans son centre 11 i
Cettte lettre n'avait pas certes toute la précision qu'on pouvait désirer. On se demande si cette unité de volonté, dont parlait Honorius, n'était pas, dans sa pensée, une simple unité morale '. Quoi qu'il en soit, la réponse de Rome fut interprétée comme donnant gain de cause à Sergius et à son parti, que l'on commençait à appeler le parti monolhélite (de n^^vov eiXr,[Aa, unique volonté).
En même temps nue la réponse du Pape arrivait à Constan- Saint Sophro-
• 1 1 o • /^ 1 • D'US, élu ps-
tinople, on y recevait une longue lettre de Sophronms. Celui- trwirche de H-
ci venait, dans l'intervalle, d'être élu patriarche de Jérusalem ; qu3 u mono-' ce document était sa première lettre synodale. Avec une lo- g^Y'u™* giqUe, une force et une clarté admirables, s'appuyant sur la aodale. raison tliéologique et sur la tradition, le nouveau patriarche exposait la doctrine des deux volontés. Son principal argument était la nécessité de sauvegarder dans le Christ l'intégrité de son humanité : « Si cette humanité du Christ, disait-il, s'est élevée en un sens au-dessus des hommes, ce n'est pas en ce sens quelle a cté tronquée ou amoindrie, mais en ce sens que Dieu s'est fait volontairement homme et que, étant homme, il a voulu tout ce qu'il j a d'humain, non par nécessité ou à contre-cœur, mais de plein gré ' ». Enlever à cette humanité
guemdam, tune monachum.,. confidentes dominum Jesum Christum operatum divina, me lia human'tale Verbo Deo nnturaliter unita... eumdemque operatuni humana... Sed propter ineffabilem conjunctionem liumanœ divinœque naturœ... unani voluntatem fateniur doniini nostri Jesu Ch-isti... utrum autem propter opca divinitatis et humanitatis, una an geuiinœ operaliones ^èvipy^iai, dans le texte grec du concile) debeant derivatce dici vel inlelligi, ad jjos ista pertinere non debent, relinquentes ea gramniattcis qui soient jiO'^'vulis exquisita derivando nomina ventitare. &Ia5si. tom. XI, col. 537 542.
1. Cette interprétation samble bien résulter du passage oîi Honorius donne comme raison de l'unité de volonté, que le Verbe a pris une nature huma ne non souillée par le péché, dont la volonté par conséquent adhérait à la Yolonté divine au point de ne faire qu'un avec elle (Mahsi, IX, 630). Rien da plus vrai, mais il s'agit alors d'unité morale. Cependant, certains autres passages semblent indiquer qu'il entendait parler d'une unité physique, comma disent les théologiens, c'est-à-dire réelle- Honorius en effet argumente ainsi : Là où est une seule personne, là est un seul agissant, là une sea'e volonté ; car l'unité de personne et l'unité de volonté, dit il, sont essentiellement corrélatives. Honorius oublie que dans la Trinité il y a trois personnes et nom pourtant trois Tolontés. La théologie supposait déjà ce principe, que la volonté se rattache spécifiquement à la nature et que la personne n'en est que le centre d'attribution. Au fond, Honorius l'avoue, il Toulalt éviter de eoulcTcr des querelles ; il avait peur de paraître eutychien en affirmant une volont;, nesturien en en affirmant deux. .Mais ai l'équivoque ni le sileace ne résolvent une difficulté réelle une fois posée.