‹ Histoire générale de l'Église (volume 3)Chapitre 7 sur 284 · Bollandisles au 3 septembre · texte numérisé non relu

Bollandisles au 3 septembre

5 Jeau Guiuàud, Rome, ville sainte au t* siècle, dans R. H. et L. Rel., 1898, r- ^5 et suiv

6 L'est cette expre.ssion populaire de cœmeteria sandorum martyrum qui a fait croire que les catacombes étaient toutes pleines de corps de martyre, tn réalité, l'immense multitude des corps qui y étaient ensevelis étaient ceux de si:nple< chrétiens I es corps dos martyre y étaient raros.

7. Cardinaux, cest-à dire attachés à June égVise, incardinaii. Cette qnali- 'icalion donnée à tnus les prè'res do paroisse n'a rien de commun avec ii" rc expression courante de cardinaux, membres du Sacré Collège. C'est aa Tiir Kièclft seuloniiînt que la basilique du Latrun fut desservie par des évêques des environs de Uonij Ce fut l'origine des cardinaux-évtques, OU évèquei •uburbieaires. Cl. DccHssni, Lib. Pontif., I, page i50, note.

avait construits tout auprès. Ces sanctuaires cîmétériaux devenaient d'ailleurs un centre de culte pour les populations rurales du voisinage. En particulier le service des trois basiliques funéraires pxtra muros, Saint-Pierre, Saint-Paul et Saint-Lau- . rent, avait pris une grande extension. Simplicius organisa, pour ces trois basiliques, un service de semaine fourni par les prêtres de paroisse des titres voisins. Us durent y venir à tour de rôle pour la préparation des fidèles aux sacrements de la pénitence et du baptême *. La psalmodie de l'office du chœur resta confiée à des moines qui résidaient dans le voisinage de ces basiliques.

11 règle l'em- Simplicius se préoccupa avec non moins de zèle de la conserncB ecciéaias- vation et de l'administration des biens ecclésiastiques. 11 régla tjqae». ^^^ désormais quatre parts seraient faites des revenus des églises et des oblations des fidèles : la première part seulement reviendrait à l'évêque, les trois autres seraient employées à l'entretien des clercs d'ordre inférieur, aux œuvres de charité envers les pauvres et à l'entretien des églises, ecclesiasticis fabricis. Telle paraît être l'origine des biens de fabrique. Le mot fabrica signifiant construction, réparation, en vint à signifier le revenu destiné aux travaux de réparation et d'entretien, puis l'administration même de ce revenu *. « Il serait dif* fîcile, dit Thomassin, de dire au vrai quand on commença da partager entre quatre parties égales tout le revenu de l'Eglise... On fit bien le même emploi des biens de l'Eglise durant le4 trois ou quatre premiers siècles ; mais il ne paraît pas que les canons eussent ordonné ce juste partage en portions égales. Le

1. Hio constùuit ad ^ancruin l^et'um Uj.osioium et ad Sanctxtm Paulum mpost'iliiin et ad sanctuni l.aurentium ty^artyr^m ^hdomaoas ut presfiyteri *i,aifrent. p. opter pn-nilenlex ei baplisnium {lia Pontif , I. p. 24^) La première édition du Liber Ftmtificaiis porle propter haplismum ei pœnitemiinii ^leieniibus Ce textn est un dei» plus inipoilaiita pour Ihisloire du 8acr»»inent de p(^nilence Rap[)roci)é d'un lexle semblable dans la notice du Pape Marcel {/.ib Pont l p 164) et des témoi.iinages apportés par Socrat* et par So/om^ne (Michb P G . t 1 XVII col 61.5 et s et 1457 et 8 11 noua permet *"pini)iir que le ministtre baptismal et ponilentiel dont il s agit n'est fne la préparalion des catéchumènes au buplftme et des pénitents à leur réconcliaiiiiri pnl)lique. car la célél.ration du liaptême et la réconciliation d«s pénitt-nls r.-qurrnient alors, hors le cas de néoessilo. la présence de l'évéqae. Ces cénirinnips s'accninplissiiient dans une réunion générale et non par cii^ conscription de paroisse Cf L. Pulificalix, 1, p. 165

2. (Juanl h rinitilution du Conseil de fahriq^e. cilti n'appavutt pi* avant ■ XIII» siècle. Un concile de !VS7 Wm le 'a iiomiiation dt ses UiCBiLiee. 1«biai OBLA ToBB, <îtt#*<je«*dVj:*{oi»c, Paris, li*u7, p. JJ73S!4-7 .

pape Simplice est peut-être le premier qui en ait parlé, quoi qu'il en parle comme d'un ancien usage '. »

Ces règles étaient-elles inobservées ?Le zélé pontife n'hésitait pas à sévir avec la dernière énergie, à faire rendre gorge aux <4élinquants, ceux-ci fussent-ils placés aux plus hauts degrés de la hiérachie ecclésiastique. L'évêque d'Auffinium, Gaudentius, s'était permis d'aliéner des vases sacrés et de s'en approprier le prix. Simplicius fit rentrer dans le trésor les objets qui en avaient été indûment détournés, et comme, d'autre part, Gaudentius n'avait pas craint de faire des ordinations illicites, il lui enleva la puissance d'ordonner *. Même sanction fut appliquée à Jean, archevêque de Ravenne, qui s'était rendu coupable d'une faute; semblable *,

Le successeur de Simplicius, Félix III*, issu d'une antique Sun» f-m-t id

famille patricienne, la gens Anicia, défendit partout la cause de

l'EgL'se avec l'âme d'un apôtre et l'attitude d'un vrai romain de

Tieille race. Il appelait l'empereur Zenon son fils, et lui prodi-

giiait les témoignages d'une paternelle affection, mais le jour

où il constata l'obstination de l'empereur dans l'hérésie d' Acace,

il lui écrivit : « La suprême puissance vous a été confiée sur les il levendiqu» • • 1 1 • 1 1 • 1 L "^' droiU de

«hoses terrestres, mais avec le devoir de laisser les choses ec- i'Egliae.

clésiatiques à ceux que Dieu a établis pour les gouverner. Laissez

l'Eglise se mouvoir librement suivant ses propres lois, votre

gouvernement ne peut qu'y gagner, et songez au compte que

nous aurons à rendre là-haut de nos actions d'ici-bas » *.

Ce grand Pape, que son caractère et ses vertus auraient

rendu capable de faire les plus grandes choses, fut réduit

presque à l'impuissance par le malheur des temps. Son arrière

petit-lils, saint Grégoire le Grand, devait achever son

œuvre *.

1. Thomassiw, Ancienne et nouvelle discipline, IFI» partie lir. II, chap. xn^ Edition Anilré, tome VI, p. ôôl.

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