‹ Histoire générale de l'Église (volume 3)Chapitre 75 sur 284 · T«ttr. , Advenus judœos, ê · texte numérisé non relu

T«ttr. , Advenus judœos, ê

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Au v* siècle, en elTot. deux Héaux, é<ralen)cnl destructeurs, Destmction

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balayèrent ces jeunes et va:îlonles communautés chrcliennes chréiieuté*par

de la Germanie. Ce furent l'invasion barbare et la contagion j'héréTie." de l'hérdsie arienne.

Le mouvement qui avait dirigé les premiers rangs des Germains vers le midi ne s'était jamais complètement arrêté. Au V* siècle la poussée fut formidable. Elle fit flécbir les frontières romaines en trois points. Vers l'orient, la vallée du Danube laissa passer les Goths qui se jetèrent sur la Thrace et sur l'Asie Mineure. A l'occident, la vallée du Rhin s'ouvrit devant les Francs, les Alamans et les Bourguignons, qui se précipitèrent vers la Gaule. Au centre, la vallée de l'inn livra passage aux Héndes et aux Lon;bards, qui occupèrent l'Italie. Ces hordes brutales de barbares païens foulèrent aux pieds la plupart des jeunes chrétientés de Germanie'.

En même temps un autre danger leur venait par le monde gréco-romain. L'arianisme, ce christianisme mitigé et amoindri, que les empereurs et les évêques hérétiques de l'Orient avaient revêtu d'un éclat inouï, ne pouvait que séduire ces peuples de race gothique, plus épris que leurs frères du brillant de la civilisation gréco-romaine. L'influence personnelle d'un homme de génie, perverti par l'hérésie, seconda ce mouvement. Le noble goth Ulphilas, emmené en otage à Constontinople au iv* siècle, y avait embrassé les erreurs d'Arius. retourné dans son pays, par ses prédications, par une traduction gothique de la Bible, imprégnée de sa doctrine, il î)ro- ]agea l'hérésie. Chargé, s'il faut en croire le, historiens Thcod'iret et Sozomcne '^j de négocier une alliance enirc reai])crcur arien Valens et les Visigolhs. il rallia i:cux-ci ù l'arianii.me. Des \'isigoths l'erreur passa aux Oslrogoths, aux Kérules, aux Vandales, aux Burgondes, aux Gépides, aux Ru:'ieus '.

L'Eglise semblait donc avoir compté en vain sur ces peuplades germaniques, que Paul Orose et Salvien avaient saluées,

1. Od sait con3iticnt l'inlorveuUon do pliii^rur.s suinta, tpif» fjue sainte Geneviève, saint Aignan, saint Loup, pr«<er\ei#'nt (loti (léH'islrefl de cette 0vasion plusieurs jjroviiicea de la n'^iou qui dcvnit furiuer la i rauce.

t. Théodout, IV, 'il. Sozoiiè^E, IV, :î7.

8, V. Tarticle Arianisuie par le P. Li Bai mx»!, daus le Dictionnair* le théologie catholique.

43r HISTOIRE GÉNÉRALE DE l'ÉGLISE

peu de temps auparavant, comme un espoir suprême, en voyant tomber l'empire romain. Mais le découragement, s'il se produisit dans quelques âmes, ne fut pas de longue durée. Le V siècle n'était pas encore écoulé quand on apprit que le chef d'une des tribus les plus valeureuses du peuple franc, Clovis, venait de recevoir le baptême des mains de l'évêque de Reims. A cette nouvelle, l'un des évêques qui avaient le plus désiré cette conversion, saint Avit, de Vienne, s'écria : « L'Occident a, désormais son empereur partageant notre foi. Puissiez-vous, 6 roi, porter ce trésor de la foi, que vous avez dans le cœur, aux peuples qui sont assis par delà vos frontières l * »

i. s. Avii, Ep., iG (41).

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