God. KuRTF, Clovis, p
2. Aug. Thibkry. Ilist. de la conquête de l'Angleterre^ t. I, p. 41-44. Henri IdjLSiiiN, IJist. de France, t. I, p. 4o0.
l'église chez les peuples barbares 143
cument ne justifie, et, si l'on entend par politique une basse intri"-ae, c'est une calomnie que dément le caractère des deux "•rands prélats '. Si quehjues calculs politiques intervinrent, '
ce furent, de la part de Clovis, l'espoir de s'attacher davantage, par son mariage avec une princesse catholique, ses sujets d'origine romaine, peut-être aussi le désir de se faire des Burgondcs des alliés contre les Visigoths ; du côté de Gondebaud ce pouvait être la pensée d'avoir un gage de paix et de sécurité du côté des Francs et de compter en Clovis un allié futur contre son frère, dont il avait à se plaindre *.
Il ne paraît pas que Qolilde ni Rémi aient usé d'exhortations directes pour porter Qovis à se convertir. Mais on comprend sans peine que l'influence quotidienne, pendant quatre années consécutives, des vertus admirables de la jeune reine, s'ajoutant à l'ascendant qu'avaient déjà exercé sur Clovis les hautes qualités de l'évèque de Reims % ait ébranlé l'âme du roi barbare et qu'un jour, dajis la mêlée d'une grande bataille, voyant ses troupes fléchir sous le choc des Alamans, il ait invoqué le « Dieu de Clotilde » et promis de se faire baptiser s'il remportait la victoire *. Victorieux, Clovis tint sa convérsioa da promesse. Le fier Sicambre « courba la tête, promit d'adorer Clovia. ce qu'il avait brûlé et de brûler ce qu'il avait adoré » ''. C'est alors que saint Avit lui écrivit : « Votre foi, c'est notre vie- Lettre de saiat toire à nous tous... Vos aïeux vous avaient préparé de grandes ^^''* destinées : vous avez voulu en préparer de plus grandes à ceux qm viendront après vous... L'Orient ne sera plus seul désormais à avoir un empereur partageant notre foi ' ». « C'est