‹ Histoire générale de l'Église (volume 3)Chapitre 80 sur 284 · G. KoiiTD, Sainte Clotilde, p · texte numérisé non relu

G. KoiiTD, Sainte Clotilde, p

3. . Les chroniqueurs croieat savoir que c'est Rémi qui se fit restituer par le roi nn vase précieux dérobé à 8oa église : rien n'est plus vraisemblable ». KoBTH, Sainte Clotilde, p. 42.

4. G. KcRTo, Clovis, p. 312 et suiv. La tra'lition qui place à Tolbiac, c'est-à-dire à Zulpich, près de Cologne, la fameuse bataille ne date que du XVI" siècle.

5. G. KG. DE Tours, Hist. des Franrs, I, 31. Suivant l'usage de ce temps, Clovis reçut, aussitôt ap-ès la triple immersion de son baptême, le sacrement de confirmation. Une légende que l'on rencontre au ix* siècle, a confondu l'onction de la confirmation avec l'onction royale et y a ajouté le récit de la merveilleuse apparition d'une colombe portant l'ampoule du saint chrême. C'est cette légende qui a valu aux évoques de Reims l'honneur de sacrer tous les rois. Kd»th, Clovis, p. 848.

6. S. Atit. Ep. 46 (41). On cite quelquefois à côté de cette lettre d«

en effet ce baptôme catholique, dit un historien, q\j a permis la fusion entre Germains et Romains,... qui a lié la royauté mérovingienne avec l'épiscopat, préparé l'alliance des caroHngiens avec Rome,... amené l'établissement du saint empire romain, clef de voûte de tout le Moyen Age ' »,

Etat â« la Tout était préparé, en e-Tet ; mais rien n'était fait. Tout res-

P.aiioe ajwès ^jjj^ à faire. Rien ne ressemblait moins à la France de saint

l« couvervion

jû Clovis. Louis, ou même à la France de Charles le Chauve, que la France du roi Clovis. Ni la rapide conquête des royaumes des Burgondes et des Visigoths *, ni le transfert à Paris de la capitale, ni les nombreuses conversions des Francs, qui avaient suivi celle du roi, n'avaient changé bien sensiblement l'aspect de la nation, qui restait celui d'une nation barbare,

saint Avit une lettre da pape Anastase (par ex. dans V Histoire générale de Lavissb et Rambaud, t. I, p. 122, et VHist. de V Eglise, par HEBGEsntETHBB, t. I, p 626, note du traducteur français). M. Julien Havbt, dans la Bibliothèr/ue de l'Ecole des Cfiartes, année 1885, tome XL VI, p. 205 et suiv., a moulié le caractère apocryphe de cette lettre. Elle est de la fabrication de Jérôme Vignier (+ 1661), auteur de huit autres pièces fausses se rapportant à la période de l'antiquité et du haut Moyen Age, savoir : une épitaphe en vers de sainte Perpétue, les actes d'un colloque tenu en présence de Gondebaud par les prélats catholiques et ariens du royaume en 499, une lettre de saint Léonce, évêque d'Arles, à saint Hilaire en 462, une lettre de saint Loup de Troyes à saint Sidoine Apollinaire en A12, une lettre de saint Gélase, pape, à saint Rustique de Lyon en 494, une lettre de saint Symmaque, pape, il eaint Avit de Vienne en 501, le testament de sainte Perpétue, un diplôme de Clovis donnant des terres à deux évoques. Ce sont les anachronismes et les erreurs juridiques de cette dernière pièce qui ont mis M. Julien Havet sur lei traces de la supercherie.

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