Par exemple Gaio dà Toohs, LIist. Fr., Ill
^. Ce sont les conclusions de M. Fostbl di Coulargu,!!!, 98, et de M. Vwumm, Hiit. d: France d* Livisai, t. II, !'• partie, p. 174.
nales. Les réunions périodiques des conciles nationaux, où les évêques s'occupèrent non seulement de questions de dogme et de discipline ecclésiastique, mais aussi d'œuvres d'éducation et d'assistance populaire, donnèrent l'idée aux seigneurs laïcs Tnflii«nce fie» de se réunir de leur côté. Les évêques se joignirent à eux. Par ^''cè^"*»»*'^-' * ^^^^ culture intellectuelle et par l'élévation de leur caractère, biiM. les évêques devinrent bientôt les principaux personnages de ces assemblées ^ C'est en eux que les rois trouvèrent, en cas d'abus de pouvoir, les adversaires les plus redoutés. Les seigneurs laïcs étaient pour la plupart des fonctionnaires révocables à la merci du roi. L'évêque était en principe inamovible *.
''-flnpnct' âc En même temps que l'Eglise tempérait le pouvoir royal et lc8 uiiiuat!o'*a f^^isait pénétrer l'influence chrétienne dans les assemblées na- Bociales. tioaales, elle élevait et adoucissait la condition du peuple.
Elle trouva chez les Francs, comme chez les Romains, l'institution de l'esclavage. Le mot esclave paraît même nous êtr» venu de cette époque, parce que beaucoup de ces malheureux appartenaient à la race slave. L'Eglise eut soin de rappeler aux esclaves les droits et les devoirs de leur âme, aux maîtres leur Le concile responsabilité devant Dieu. En 517, un concile d'Epaone pro-
d'Epaone et nonca une excommunication de deux ans contre celui qui au- 1 esclavage , * . ^ .
(517). rait tué un esclave non condamné par le juge, déclara légitimes les unions d'esclaves, défendit de séparer, dans les ventes, le mari de sa femme et de ses enfants *. L'Eglise accueillit volontiers dans sa hiérarchie les esclaves affranchis. Saint Grégoire de Tours raconte avec fierté l'histoire de cet L'esclave Por- esclave du pays d'Auvergne, Porcianus, qui s'était réfugié dans
1. Pfister. dans ïllist. de Fr. de Lavisse, t. II, l™ partie, p. 174.