Cf. MoELLRK, fiist. fiu Moyen Age. p
3. On n'a pu idonlifier celte ville d'ivp.ioH •. Mais le Concile qui porte oa nom est certainement de l'anuée 517. //*.>£. littéraire, t. III, p. 91 93. Le concile d'Epaone n'est pas le seul qui se soit occupé dos esclaves en Franco pendant la période mérovingienne. Il faut y ajouer les conciles dOrlJans ^-Ml), de Reims (525). d'Orléans (iv* et v», 541 et Si^i, de Paris (615), de Reims (625), de Ch&lons (647, 649), de Rouen (650). Voir les textes dans Sirmoud, Cono. tntiq. Galliae, tome I.
l'églisr chez les peuples barrares 157
un couvent. Son maître vient pour l'en arracher, mais, frappé ciann» (s«int ùe cécité, il y renonce. L'esclave devient moine, puis abbé, ourçain), et le roi Thierry, se préparant à dévaster l'Auvergne, rencontre dans sa marche Porcianus, qui le réprimande et le force à rebrousser chemin '. L'I-lglisc a placé Porcianus sur ses autels. La ville de Saint-Pour(,ain, dans l'Allier, conserve le souvenir de l'ancien esclave, devenu, par le bienfait de l'Eglise, le sauveur de son pays.
L'adoucissement progressif de la condition des serfs et des influence pAcolons -, l'évolution de la jurisprudence, qui clVaça en fait ejigl' gn^'u^ l'inégalité légale entre l'homme d'origine salienne et l'homme vilisailon, d'origine romaine ', la transformation qui sul)stitua à la vieille noblesse de caste des Francs * et à l'aristocratie galloromaine une hiérarchie sociale nouvelle, fondée sur la recommandation *, et dans laquelle entrèrent les évêtjues et les abbés • : tous ces progrès sociaux, sans être l'œuvre exclusive de l'Eglise, furent grandement aidés par elle et n'auraient probablement pas été possibles sans elle à cette époque. L'î^glise d'ailleurs « fournissait à l'Etat ses principaux fonctionnaires, avait accès au conseil, à la cour, y tenait le premier rang, et, dans les grandes assemblées annuelles, exerçait une influence prépondérante ' ».
L'église franque, c'était surtout l'épiscopat franc. Les phy- L'éDîscopat
sionomies de deux grands hommes, de deux grands saints se
détachent plus particulièrement parmi les figures des évê-
ques de l'époque mérovingienne : ce sont celles de saint
Eloi, évêque de Noyon, et de saint Léger, évêque d'Autun. Né „ . „, . ^
. 1 T- T^i- • • ' Saint Eloi, d»
aux environs de Limoges, Eligius, ou Eloi, fut d'abord membre Noyoo.