‹ Histoire générale de l'Église (volume 3)Chapitre 87 sur 284 · GnscoiBB Di TouM, Vitae Patrum, P. L , LXXI, col · texte numérisé non relu

GnscoiBB Di TouM, Vitae Patrum, P. L , LXXI, col

2 FuBTMi Di CooLAscEs, Le colonat romain, dans les Recherches aur fu^lqufs problèmes d'histoire, Paris. 18S5.

3. PpisTF», loc cil , p 19"^, lyy. La loi salique estimait le franc saliea 200 soiiet, et le romain lUO sous seulement.

À. D'après Ftolh, la vieille noblesse de caste anrait disparu après les invasions ou plutôt elle se serait réduite à une seule famille, celle de Mérovée. P. von HoTH, Geschichle des Beneficialwesen* Erlangen, l.S,')0, et Feudûlitât und Urtterihassen verband, Weimar, 1863.

5 Waiiz, lleher die Anf.inge der Vassalitât. Gottingue, 1856,

6. Il no faudrait pas en conclure que par là l'Eglise fut devenue comme une natio Hlilé vassale de la nationalité franque. « Je croirais plutôt, dit M. Flacb, qu'elle était une Francm icWi^icu-^'. n côté d'une Francie laïque ». Origin>-x i e i'anci^"nc Fiancf, t III, p, 244.

7. J. î uc«, 'Jrigines de l ancienne France, loma III, p. 2A5. — >

loS HISTOIIîE GÉNÉUALE DE l'ÉGLISE

de cette école du palais, qui paraît bien n'avoir été autre chose, à cette époque, que l'ensemble des fonctionnaires attaches à la cour \ Il fit donc partie de cette sorte de capitale mouvante, de ce g-ouvernenient itinérant, pour parler comme M. Fustel de Coulanges, qu'était la cour des rois de la première race. En dehors de ses travaux précieux, d'orfèvrerie, on le vit négocier au nom du roi un traité de paix avec le roi des Bretons, Judicaël, fonder des monastères, se dévouer à l'œuvre de la rédemption des esclaves, prendre une part active au concile de Châlons, organiser des œuvres d'hospitalisation pour les pauvres et les pèlerins, aller en missionnaire évangéliser les Frisons et les peuples barbares du littoral. Son influence, déjà prépondérante sous Clotaire et Dagobert, devint plus grande sous la régence de sainte Bathilde. L'éclat de ses vertus, les miracles qui suivirent sa mort ne Lardèrent pas à faire ranger son nom à côté de ceux de saint Martin de Tours et de sainte Geneviève de Paris, parmi les noms des grands saints populaires de la France.

Saint Léire Plus mêlée aux agitations politiques, plus dramatique fut la

vie de saint Léger, plus vives furent les admirations et les haines qu'il suscita. Ministre de Chilpéric II, le courage avec lequel il reprocha au roi son mariage incestueux, la sainte hardiesse avec laquelle il combattit la politique du cruel Ebroïu, amenèrent son emprisonnement et sa mort, au milieu de terribles souffrances. Les églises de France se disputèrent les reliques de « ce martyr mort pour ses concitoyens * », de « cet homme céleste que le monde vieilli n'avait pu supporter ' », de « ce patron tutélaire du royaume de France * ». Son culte égala presque, un moment, celui de saint Martin ^

Sur un moiudre théâtre, on peut signaler deux autres

1. Vacatoard, La schoîa du palais mérovingien, dans Bev. des quest. historique". Maurice Puoo, Les monnaits mérovingiennes ; Paul Parsi, Saint Kloi, Paris, 1907, p. 74, 75.

2. Martyr... non tantum siôi scd et civibus, S. Marc. Taurin , hom. 31.

3. Virilitatem viri cœlestis senescens mundus non valuit sustinera, Anon. œduens. Historiens de la Gaule, II. p. 614

4. Tanti sibi tutelaris palrociniutn deniereri tniiversvm Galliarutn reçnuni pruxij^ua derodone wlaboravit. Mcnolog. Bcnedict 2 octobre

â. Kdrth, filosnaiie to/jonyinir/ue de la coinmiaie de >aini Le'gir. djms les C/-^mv'c-i/'iidu-< du ciiii/'és ar h/t'ib-glque de Natnur, do i^c-d, p. 302. Cl Iniiu i'iTKA, Uistoiie le (liot Léger.

l'ÉGMSE chez les PEIPLES BARBARES 159

évêques des Gaules, saint Ouen et saint Amand, qui, le premier à Rouen et le second à Bourges, à Gand et à Tournai, travaillèrent avec un zèle infatigable à la civilisation chrétienne de la France.

Sous la direction des évêques et à côté des moines, nous ne Là clergé dm pouvons oublier Tliumble clergé séculier des campagnes. Au *^^™P"8"«*' IV* siècle un fait trôs important s'était produit dans 1 histoire de l'Eglise : la paroisse rurale était née. Elle avait fait son apparition dans la Gaule Narbonnaise ', et s'était progngée de là chez les Burgondes et chez les Francs. Auprès d'une chapelle Origine d«s« élevée à la mémoire d'un saint, un prêtre avait fixé sa rési- ^^'^^.[l'ies' "*' dence ; avec les ollrandes déposées sur l'autel, un patrimoine avait été constitué au saint vénéré ^. Les fidèles avaient pris l'habitude de venir à la chapelle pour y recevoir les sacrements y entendre la prédication et y assister au saint sacrifice. Elle était devenue le centre de leurs réunions, La paroisse était fondée. Au vi® siècle, les évêques reconnurent l'autonomie de cette organisation nouvelle. Le desservant de la chapelle, qu'on appela, dès lors, le « prêtre recteur », le « prêtre diocésain », le « prêtre du peuple' », fut presque toujours, à partir de cette époque, désigné au milieu d'une assemblée publique par l'archidiacre, avec l'assentiment des habitants *. Il appartenait lui-même à la classe populaire. Les chroniques du temps Ponranwil'biB-

parlent peu de lui. Les annalistes des monastères racontent ^oire de cette 1 . 1 • T j r A • épofjue parle

surtout les travaux des moines. Les œuvres des évêques, qui peu des curé»

appartenaient pour la plupart à de grandes familles gallo-ro- " ^^ ^** maines, et qui étaient mêlées aux affaires publiques de la nation, ne pouvaient passer inaperçues. Mais nul ne songeait à transmettre à la postérité les noms de ces curés de village, qui, dans un ministère obscur et monotone, administraient les sacrements, réformaient les mœurs populaires par la rude discipline de la pénitence, distribuaient avec discrétion et sagesse le pain de la parole aposloli(^ue et celui de l'Eucharistie, tandis que les moines, simples tonsurés pour la plupart, se bornaient

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