Ei»i»ofiiu9, Pan-^gyr. Theodorici, éd. Sirmoad. p
2. Monum. Gerrti. Hist. Soiritores rcrum lungohardorum et italioarum, p. 8J3.
9. Gélase était d'origiao africaine et fils de Valèra dit le Liber Ponlifioalu^
l'église dans son centbe 29
possession du Saint-Siège, les chrcliens d'Afrique avaient retrouvé la paix sous le roi vandale Transiniond (484-49G), et Théodoric n'allait pas tarder à la donner à l'Italie. Délivré de ii pro»»»/> (jn tout compétiteur par la mort d'Odoacre, en 493, le roi des Os- '^x^Vcer wn' trogoths voulut mériter le nom de grand par son gouverne- •*'•• ment comme il l'avait mérité par ses victoires. Ce grand politique, ce génie si puissant et si étrange, dont Amédée Thierry a pu dire, non sans quekjue hyperbole, il est vrai, qu' «Attila eut plus d'entrailles que Théodoric le barbare, mais que peu de Romains de son temps dépassèrent en conceptions gé- -, néreuses Théodoric le civilisé », le roi des Ostrogoths, pendant la première moitié de son règne, tant que l'orgueil ne l'égara pas, tint à honneur de se faire le défenseur de l'Eglise et du bon ordre public. Gélase en profita. Esprit clair, caractère énergique, nul peut-être, de tous les Papes qui précédèrent saint Grégoire, ne vit l'avenir d'un regard plus net, ne le prépara avec une sollicitude plus éveillée. Il comprit mieux encore que Simplicius et Félix, que l'œuvre réservée à la Papauté par la Providence ne pouvait s'accomplir sans un travail préalable de pacification sociale.
Son étonnante activité, sa merveilleuse puissance de travail, s«b aarm d« lui permirent, tout en poursuivant la controverse acacienne '^piiVificn'iioa* avec une rare énergie, d'étendre sa protection vigilante sur eu-iala. tous les opprimés, si nombreux à cette période de perturbations continuelles. 11 multij)lia les démarches auprès des évêques et de tous les puissants du monde, partout où le droit, la liberté, la pauvreté étaient outrage s de quelque manière. Le Liber Pontificalis nous dit « qu'il sauva la ville de Rome du danger de la famine » '. Nous n'avons aucun détail sur ce point. 11 est permis de supposer qu'il su'>v nt aux besoins des indigents par une intelligente di.stribut on d ' se ours, grâce aux revenus des biens patrimoniaux du S.ii t-Siè-;e et à des
I, 255. n se dit cependant romain dans une lettre à Tempercnr Annsta?* {ikfrà. 632 lycs deux afflnnalions ne sont pas inconciliables 11 ponv lit »e dire romain par le fait que l'Afrique, ou tout au moins ia ville de Carthage, étaient sons la puissance romaine au niomt-nt de sa naissance. M;;r Ducliesne, conjecture que Géla?e devait être assez à^é lors de rou clectioa au pontifical (Liber Ponttf., I, 2.Ô6. note 1).