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Hist. gén. de l'Eglise. — VHI i5

Newman et ses amis travaillent à

réformer

r « Eglise

éta>blie x».

Le début du

mouvement

tractarien

(septembre

Objets

des premiers

tracts.

NeTvman a écrit qu'il avait toujours considéré comme point de départ du mouvement « tractarien », c'est-à-dire du mouvement qui devait le conduire, lui et plusieurs de ses amis, au catholicisme, le discours prononcé par Keble à propos du bill qui, en i833, supprimait une partie des évêchés anglicans en Irlande *. Hé quoi 1 désorganiser l'Eglise d'Angleterre au moment où les libres penseurs d'un côté, les catholiques irlandais de l'autre, lui faisaient une guerre acharnée, n'était-ce pas une lâche apostasie ? Keble intitula son discours : l'Apostasie nationale, et, sous ce titre, en répandit à profusion les exemplaires. La conclusion du manifeste — car c'en était un, — était que, dans une telle crise, tout fidèle churchman devait se dévouer entièrement à la cause de l'Eglise anglicane. Quelques clergymen se concertèrent pour répondre à cet appel. Le premier résultat de cette entente fut l'apparition, le 9 septembre i833, d'un écrit de trois pages, sans signature, intitulé : « A mes frères dans le saint ministère, les prêtres et les diacres de l'Eglise du Christ ». L'idée maîtresse de cet écrit était de rappeler au clergé, qui l'avait trop oublié, que ses pouvoirs venaient, non de TEtat, mais de la « succession apostolique >> * qu'il lui apparterait donc de prendre, indépendamment de l'Etat, l'initiative de toute réforme, de tout acte capable de rendre à l'Eglise d'Angleterre sa vitalité, sa grandeur et sa fécondité. Ce fut le premier des tracts, dont la succession, pendant douze années, devait donner son nom au mouvemeiit « tractarien ».

« D'autres tracts suivirent, coup sur coup, en septembre et dans les mois suivants. Le second s'attaquait au bill irlandais, et lui reprochait d'avoir été pris sans l'avis de TEglise ; le troisième dénonçait des altérations dans la liturgie et les services funèbres ; le quatrième revenait sur la succession apostoHque ; le cinquième exposait la constitution de l'Eglise du Christ et celle de la branche de cette Eglise établie en Angleterre ; les suivants traitaient des sujets analogues, s'appliquant à rendre en tout la religion plus haute, plus profonde, plus réelle 2. » Le plus grand nombre des tracts, les plus brillants, les plus saisissants, étaient de Newman. D'abord des amis zélés distribuèrent eux-mêmes ces feuilles, passèrent des journées à courir à cheval d'un presbytère à l'autre. Bientôt plus ne fut besoin

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