Il devait être suivi de onze autres volumes
6. Quand on demandait à Gladstone, sur la fin de sa vie, quels avaient <.''lo, de •Dû temps, les premiers prosateurs anglais, il désignait Newman et RusLin.
HISTOIHE GÉNÉRALE DE l'ÉGLISE
Nicolas Wiseman,
Ses
« Conférences
sur
les doctrine»
de l'Eglise
catholique ».
Fondation
éc la Revue
de Dublin
iNous avons déjà eu l'occasion de dire comment la condition de parias, faite depuis longiemps aux catholiques d'Angleterre, avait produit sur eux une sorte de dépression sociale et intellectuelle. « Sortis des catacombes, dit un de leurs historiens, on eût dit que le grand jour les éblouissait. Ils demeuraient timides et méfiants *. »
« Mais un catholique, un prêtre s'était trouvé, assez Anglais pour comprendre ses compatriotes et s'en faire comprendre, et cependant assez dégagé, par sa formation personnelle, des habitudes d'esprit des catholiques d'outre-Manche pour n'avoir ni leurs timidités ni leurs courtes vues. C'était Nicolas Wiseman 2. » Né à Séville, en 1803, d'une famille anglaise, élevé en Angleterrre depuis sa première enfance, envoyé à Rome en 1818, avec une colonie de jeunes élèves, pour y repeupler le collège anglais, récemment rétabli, le jeune "Wiseman s'était déjà révélé comme orateur, comme poète, comme exégète et comme orientaliste. La rencontre qu'il fit, à Rome, en i83o, d'un jeune converti de noble race, le dernier fils de lord Spencer ^, orienta sa pensée vers l'œuvre de la conversion de l'Angleterre ; et la visite qu'il reçut, en i833, de Newman et de Froude, lui fit connaître l'importance du mouvement d'Oxford *. Un court séjour qu'il fit à Paris, en i835, au moment où son ami Lacordaire y inaugurait les conférences de Notre Dame devant un public hostile ou indifférent, ranima son courage et sa confiance. En i836, il eri-treprit, à Londres même, des lectures ou conférences faites à l'adresse des protestants aussi bien que de ses coreligionnaires, sur « les principales doctrines de l'Eglise catholique ». Son ton simple, courtois, le souci qu'on découvrait, dans son discours, d'éclairer sans irriter, attira de nombreux dissidents autour de sa chaire. A sa parole, plusieurs anglicans de marque se convertirent. Beaucoup d'autres, sans aller jusqu'à la conversion, sentirent leurs préventions détruites ou diminuées '.La fondation par Wiseman de la Revue de Dublin, dont le premier numéro parut en mai i836, acheva de donner au mouvement catholique une impulsion et une ampleur, qui révélèrent aux protestants la puissance de l'Eglise romaine, donnèrent la confiance aux catholiques. Elle fut le prélude de toutes