‹ Histoire générale de l'Église (volume 4)Chapitre 111 sur 374 · Denzisgeh Baîj.nwart, n · texte numérisé non relu

Denzisgeh Baîj.nwart, n

l'église en ANGLETERRE, EN ALLEMAGNE ET EN FRANCE 287

d'Hermès. Elle était iuûée parle pane. Droste se contenta d'extraire H résiste aux

u Ax^mxv. j D r 11- ^ ^ sollicitations

de l'encyclique pontificale dix-huit thèses condamnées, et demanda a et aux menaces son clertcé l'adhésion sans phrases à ces condamnations. De Berlin on du

D \ . gouveruerneni

insista, en réduisant toutefois les exigences. On se contenterait du pr.ssieo. silence de l'archevêque ou, du moins, d'une demi-condamnation, qui laissserait la doctrine hermésienne se propager d'une manière discrète, occulte, qui lui permettrait de s'atténuer en s'expliquant *. « L encyclique du pape est là », disait Droste. Et, sans vouloir donner d'autre explication, il reprenait cette vie de prière et de bonnes œuvres qui avait semblé au gouvernement une garantie de sa d-oci-

lité.

Le vénéré prélat ne faisait pas une réponse différente aux agents du roi de Prusse lorsque ceux-ci lui demandaient d'adhérer aux déclarations gouvernementales, ou, tout au moins, de garder le silcri^ce dans la question des mariages mixtes. « L'encyclique du pape est là », disait-il. Il parlait alors de l'encyclique de Pie VIIL Rapprochant la lettre pontificale de la convention de i834, il constatait l'absolue incompatibilité des deux actes, et, ne pouvant récuser celui du f^ape, il condamnait celui du roi.

Mais le gouvernement voulait le silence à tout prix. Nepouvîrnt forcer rarchevcque à se taire, il résolut d'empêcher le peuple d'entendre sa voix. Pour lui, de même que la propagande de l'hermésianisme était le moyen de fusionner, dans le domaine des idées, les divers partis religieux et philosophiques de l'Allemagne, la multiplication des mariages mixtes, entendus à sa façon, était le procédé le plus efficace pour réahser cette fusion dans le domaine de la vie pratique. On aurait alors une religion allemande, une philoso{)hie allemande, comme Une patrie allemande. Mais pour arriver à ce but on avait besoin de la compUcité silencieuse du clergé. L'archevêque de Cologne mettait obstacle à ces plans ; on décida de l'interner dans une enceinte fortifiée. On étoufferait ainsi sa parole, et l'exemple du châtiment empêcherait ses collègues de l'épiscopat d'élever la voix à kur tour

gouvernement

se décide

à sévir contre

l'archevêque

de Cologne.

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