BouTAHD, np. c/r.'p
Tactique goire XVI fait prévenir La Mennais, par le cardinal Pacca, que du pape l'examen de ses doctrines, devant être « aussi profond que réfléchi », « ne pourra pas être fait de sitôt », et « qu'il peut retourner en France avec ses collègues » *. Lacordaire seul comprend ^. La Mennais s'obstine. 11 déclare que cet examen approfondi est un triomphe pour sa cause, et qu'il veut rester à Rome pour a fournir Obstination les explications indispensables, répoudre aux objections ^ ». Une La Mennais. audience du pape, qu'il obtient le i3 mars 1882, et dans laquelle Grégoire XVI ne dit pas un mot de l'affaire en question, est inlerprêtée par lui comme une seconde victoire *. Il ne parle plus à ses amis que de son projet de reprendre la publication de V Avenir, et, loin d'abandonner ou d'atténuer aucune de ses idées, il les accentue en écrivant un volume de trois cents pages sur les Maux de t Eglise £t de la société et les moyens d'y remédier. Toutefois, le silence du Saint-Père, les divergences qui s'accentuent entre lui et Lacordaire ^, le peu d ardeur qu'il trouve dans Montalembert lui-même, l'inaction, kl séparation de ses amis de France, des difficultés financières *^, le peu de zèle qu'il rencontre auprès de l'ambassadeur de France pour soutenir sa cause, l'irritent,, le troublent. L'apparition du Bref pontifical du 9 juin i832, recommandant aux Polonais la soumission envers la Russie, met le comble à son irritation. Le i^"^ juillet, il écrit à son frère que, considérant sa mission comme finie, il va quitter Rome. Il quitte Rome, en effet, le 9 juillet i832, et se rend avec Montalembert à Munich, où il retrouve Lacordaire.