‹ Histoire générale de l'Église (volume 4)Chapitre 125 sur 374 · I. DuDOH, op. cil. y p. i54-io · texte numérisé non relu

I. DuDOH, op. cil. y p. i54-io

a, Leganuet, Montalembert, t. II, p. a85. Le départ de Lacordaire était résolu avant la lellre du cardinal Pacca (Bla.iz£, Œuvres médites de Lamennais, a vol. in-80, 'Paris, 1866, t. II, p. 98).

<3. Dldon, op. cit., p. i58.

Tj. Ibid., p. 1G0-161.

"5. « La reprise de ['Avenir, écrit Lacordaire à, G erbet, le 25 juin 1882, me paraît 'eu opposition avec l'acte qui l'a suspendu, et destructive de l'autorité que M. de La Mennais s'est acquise auprès des catholiques. » Le 26 août, il écrit au même que :{& reprise de V Avenir « qui est imminente », lui parait « tout à fait fatale et inexécutable à la fois ». u Je m'éloigne, dit-il, pour n'être ni collaborateur, ni témoin, ni ennemi d'une œuvre qui m'afflige». (Lettres inédites, communiquées par M. l'abbé Michel Even, missionnaire diocésain de Paris).

6. Une .turairie classique ^f^meafairc, où La Mennais avait placé ses capitaux, venait de tomber en aéconfiture, et l'un des créanciers venait d'obtenir du tribunal un jugement entraînant la contrainte par corps de l'imprudent commanditaire. Une lettre écrite par La Mennais, le 3i juillet 1882, de Venise, nous apprend qu'à cette -date ses affaires financières n'étaient pas encore arrangées, et qu'il attendait un «irrangement, pour retourner en France (Lettre inédite, communiquée par M. l'abbé Clair).

l'église en ANGLETERRE, EN ALLEMAGNE ET EN FRANCE 26 1

Cependant un fait important s'était produit, qui allait déterminer La « cenrir» le pape à rompre le silence plus tôt qu'il ne l'avait prévu. Avant Toulouse», même que l'examen des doctrines de VAvenir eût commencé à Rome, des prélats français, à la tête desquels se trouvait Mgr d'Astros, archevêque de Toulouse, avaient, avec le concours de trois prêtres de Saint-Sulpice, MM. Carrière, Vieusse et Boyer, dressé un catalogue des erreurs théologiques qu'ils avaient découvertes dans VEssai sur l'indifférence et subsidiairoment de quelques propositions blâmables prises dans les théories politiques et sociales de VAvenir L Ce catalogue fut envoyé à Rome le i5 juillet 1882. Les prélats demandaient au pape de vouloir bien confirmer leur jugement « autant et de la manière qu'il le trouverait convenable » *. Cette intervention de l'ppiscopat rendait urgente la décision de la commission pontificale. Cette décision, déjà préparée par de longues études, fut aussilùl donnée. A l'unanimité, les consul teurs furent d'avis que le pape ne pouvait plus longtemps garder le silence. Toutefois, en flétrissant les idées menaisiennes, le pape, selon eux, agirait prudemment en ne point nommant leur père 3. Le 9 août ils présentèrent au Saint-Père une note rédigée en ce sens et accompagnée d'un projet de Lettre apostolique conforme à leurs conclusions. C'était l'ébauche da l'encyclique Mirari vos que Grégoire XVI publia le i5 août 1882 *.

I, Une correspondance relative à celte afTaîre, dite de la « censure de Toulouse >», est conservée aux Archives du Séminaire de Saint Sulpice. Cette correspondance a été déjà utilisée par le P. Dudoii dans son ouvrage sur Lamennais et le Saint-Siège.

a. DcDO!», op. cit., p. 176-177,

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