‹ Histoire générale de l'Église (volume 4)Chapitre 149 sur 374 · Op. cit., p · texte numérisé non relu

Op. cit., p

5. Op. cit., p. 233 Le P. Bertrand, écrivant du Maduré, en 1889 raconte co fait, si souvent cité depuis : «' Parmi ces Hindous, il en est qui, lorsqu'on leur demande s'ils ont commis quelque faute, répondent : « Autrefois j'en commettais, il y a longtemps. Je m'en suis confessé au Père ; il m'a défendu de recommencer^ et depuis je n'en ai plus commis. «(Marshall, les Missions chrétiennes, 1. 1, p. 234).

ORÉGOTRE XVI

clare, du i4 août i838, qui supprima la juridiction des évoques portugais sur les territoires attribués aux vicaires apostoliques. Les Portugais refusèrent de se soumettre, contestèrent la valeur de l'acte pontifical par des arguties juridiques, et finalement organisèrent un schisme formel. Ce fut le « schisme de Goa ». Le conflit parut apaisé quand, en i843, Grégoire XVI, d'accord avec la reinrî Marie, préposa au gouvernement du diocèse de Goa, Jean de Silva Torrès. Mais, à peine arrivé à Goa, le nouvel élu, soutenu par l'autorité civile, manifesta l'intention d'exercer, malgré les ordres du pape, toute la juridiction dont avaient joui ses prédécesseurs. Ce fut la reprise du schisme de Goa, qui devait affliger l'EgUse jusqu'au pontificat de Léon XIII *.

Opposition

du

gouvernement

portugais.

Cependant, de cruelles persécutions ensanglantaient l'Indo Chine. Le 17 octobre i833, le P. Gagelin, prêtre des xMissions étrangères de Paris, subit la mort avec une piété si calme, que la foule païenne, en le voyant, ne put contenir son émotion 2. Plusieurs de ses fidèles, de ses néophytes, endurèrent le même sort avec un pareil courage. Quelques-uns, avant de subir le dernier supplice, furent battus de verges jusqu'à voir leurs chairs tomber en lambeaux. On entendit un de leurs bourreaux s'écrier : « Vraiment cette religion chrétienne est une bonne religion ». Le 21 septembre i838, le P. Jaccard, confrère et ami du P. Gagelin, reçut à son tour la couronne du martyre. Les exécuteurs lui brisèrent dix bambous sur le corps sans lui arracher une plainte. Mgr Tabert, vicaire apostolique au royaume d'Annam, écrivait : u Dans mon vicariat seul, 90.000 chrétiens errent çà et là dans la plus profonde détresse... Près de /loo églises, créations de leurs labeurs et de leurs aumônes, sont détruites de fond en comble 2. » Le P. Marchand, sous l'action de tenailles rougifs au feu, rendit témoignage à la vérité jusqu'à son dernier

I. Voir, à ce sujet, la lettre de Grégoire XYI du ler mars i845, raliocution consisloriale de Pic 1\ prononcée le 17 février i Soi, le concordat conclu entre Pie l\ et Pierre V de Portugal le ai lévrier 1857 et l'accord intervenu entre Léon \II1 et la couronne de Portugal le 26 juin 1886. Cf. Piolet, les Missions cath. françaises, t. 11, p. 200-207.

a. Jagquenet, Vie de M. V abbé Gagelin, Paris, i85o.

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