‹ Histoire générale de l'Église (volume 4)Chapitre 150 sur 374 · Ma^rshall, t. I, p. io · texte numérisé non relu

Ma^rshall, t. I, p. io

Les missioni d Indo-Chine.

Martyre

du P. Gagolin

et de ses

compagnon»

Martyre

du P. Jaccard

Martyre du P. Marchand

et de

>ïgr Boric

HISTOIRE GÉ?îéRALE DE l'ÉGLISE

Martyre du

P. Perbovre

Les missions de Chine.

Intervention

de plusieurs

piiissances

européennes.

Traité

Lagrenée (i844).

Les missions de Corée,

soupir. Le 2^ novembre i838, Mgr Borie, vicaire apostolique du Toukin occidental, fut décapité, après sept tentatives inutiles faites par le bourreau, que le martyr encourageait, taudis que les mandarins se cachaient le visage avec horreur. Le ii septembre i84o, le P. Perboyre, Lazariste, mourut après avoir subi pendant un an un des plus longs et des plus cruels martyres qu'un homme ait jamais enduré.

Ce n'était pas seulement en Indo-Chine, c'était en Chine que la persécution sévissait avec fureur. Quand Grégoire XVI monta sur le trône pontifical, la persécution déchaînée en i8i4* durait encore. Des missionnaires, des prêtres chinois, des catéchistes, de simples fidèles furent mis à mort, jetés en prison, envoyés en exil au fond de la Tartarie. « Il n'y a pas, dit un historien des missions, de date plus illustre dans les annales des missions de Chine que l'année i84o 2. »

D'un autre point de vue, on pourrait dire qu'il n'est pas de date plus honteuse dans l'histoire de la civilisation en Extrême-Orient. Plusieurs puissances chrétiennes s'émurent et jugèrent le moment venu d'intervenir, ne fût-ce que pour protéger leurs intérêts matériels. En 1842, l'Angleterre, se bornant à ces préoccupations, obtint de la Chine l'ouverture d'un certain nombre de ports pour son commerce. En i844, les Etats-Unis stipulaient, par un article spécial, la liberté de la religion chrétienne dans les ports ouverts. Vers la fin de cette même année, le 28 octobre, M. de Lagrenée, ministre plénipotentiaire du roi Louis-Philippe, signa, à Canton, avec le ministre chinois Ki-Ying, un traité semblable, mais plus explicite dans ses clauses. Ce ne fut pas tout. Dépassant ses instructions premières, mais non sans en avoir référé à M. Guizot, alors premier ministre, qui l'approuva, M. de Lagrenée obtint du négociateur chinois que deux édits fussent rendus, au nom et sous le sceau de l'empereur, en faveur des chrétiens indigènes. Le premier, en date du 28 décembre, leur accordait le libre exercice de leur religion. Le second, daté du 20 février i846, leur promettait la restitution de leurs anciennes églises ^.

Un autre empire, voisin de la Chine et son vassal, la Corée, était

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