‹ Histoire générale de l'Église (volume 4)Chapitre 158 sur 374 · Univers (lu aO juin i · texte numérisé non relu

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5. C'est le chiure donné par certains récils ; d'autres disent douze ou treize voix.

mSTOIHE GENERALE "DE L EGLISE

Election de Pie IX

( iC juin 1 846).

Portrail

du nouveau

pape.

comme un témoignage de déférence et d'estime, les cardinaux, dans trois autres scrutins, concentrèrent de plus en plus leurs suffrages sur le cardioal Mastaï Ferretti, dont le nom, proposé par le cardinal Altieri, év<ique d'Albano, avait aussitôt rallié un grand nombre de voit. Le conclave avait duré deux jours seulement.

Le nouveau pape, qui, en souvenir de Pie Yll, son prédécesseur sur le siège d'Lnola, déclara prendre le nom de Pie IX, était à peine âgé de 54 ans. Jean-Marie Maslaï-Ferretti, de la famille des comtes Mastaï, était né à Srinigaglia, dans la Marche d'Ancône, le i3 mai 1792. Quelque lien de parenté lointaine le rattachailau pape Pie VII, mais on ne l'avait jamais vu mêlé aux grandes affaires de la politique. Le peuple de Rome ne le connaissait pas ; et son nom, proclamé par le cardinal diacre, le 17 juin, du haut du balcon du Quirinal, n'éveilla d'abord dans la foule que Tétonnement *. Mais lorsque le nonveau pontife apparut à son tour pour donner sa première bénédiction à son peuple de Rome et au monde, urbiet orbi, la douce et majestueuse beauté de sa physionomie, la puissance harmonieuse de sa voix, une impression de bonté émanant de toute sa personne, lui valurent aussitôt les acclamations chaleureuses d« tous. Le peuple sut bientôt que cette instinctive sympathie ne l'avait pas trompé. On Sa biogrophie. se raconta la vie du nouveau pape : son enfance pieuse auprès d'une sainte mère ; son premier élan vers la vie ecclésiastique, entravé par une terrible maladie, l'épilepsie ; sa promotion au sacerdoce à l'âge de trente et un ans ; son premier ministère dan» un humble refuge d'enfants pauvres, bien connu k Rome sous le nom de Tata Giovannl (père Jean) ; la mission lointaine qui lui avait été confiée en 1828, par le pape Léon Xll, dans le Nouveau Monde, pour régler, avec les republiques qui venaient de secouer le joug de l'Espagne, les nouveaux rap^xw: ts du clergé et de l'Etat ; sa courte et bienfaisante adniiulslraliou du grand hospice Saint-Michel de Rome ; son épiscopat à Spolète, au milieu des troubles politiques de i83i et 1882, où sa bonté et sa charité avaient désarmé quatre mille insurgés prêtg à piller la ville ; puis enfin ses multiples œuvres d'assistance dans l'évêché plus important d'imola. Les catholiques fervents se réjouissaient de l'avènement d'un pape dont l'âme était pleine de la plus pure charité évangélique; et les révolutionnaires eux-mêmes, à une époque et dans un pays oii l'idée de révolution, pleine d'équivoques,

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