Guizot, Mémoires, t. VIII, p. 4o
4 PouGEOis, op. cit , t. l, p. 36o ; Villefrànche, Pie IX, un vol. in-8®, Paris, a® édition, 1876, p. 49.
tint aucun compte de cette lettre ; il s'opposa môme à ce que le gouvernement français tentât une campagne indépendante de son assentiment positif. « Sans cet assentiment, déclara en son nom Ferretti, le gouvernement et les navires français se trouveraient dans la même position vis-à-vis du Saint-Siège que l'armée et le cabinet autrichiens * . »
L'Autriche comprit bientôt qu'elle s'était engagée dans une Retrait
impasse. Elle mit des conditions au retrait de ses troupes. Le ^rou- . ^/"o^P®"
*■ , . aatrichiennes.
veriiement pontifical ne les accept-a pas. Après quelques mois de
négociations, le cabinet de Vienne finit par admettre une transaction diplomatique, qui constitua pour lui une défaite. Il fut décidé que les Autridiiens occuperaient la citadelle, les casernes et les majrasius militaires de Ferrare, conformément à l'article io3 du Congrès de Vienne ; mais les Suisses pontificaux auraient la garde des portes de la ville et celle des postes militaires situés dans son enceinte. Secondé par son habile cousin, le cardinal Ferretti, Pie IX s'était montré capable d'une politique aussi prudente que fepme.
Le II janvier i848, Montalembert, prenant iti parole, à la Impression
Chambre des pairs, sur les affaires d'Italie, disait : « Je ne puis pas, , proàuite
' r i^ ' dans le monde
moi, catholique, avoir la témérité de juger le pape Pie IX. Mais, si catholique je le pouvais, je dirais qu'il a été irréprochable... Il a, en dix-huit les J fc^rmes mois de temps, accordé à son peuple l'amnistie, la garde civique, libérales l'organisation municipale, la consulte, c'est-à-dire des réformes si considérables et si fécondes, qu'il serait peut-être impossible de trouver dans les annales d'aucun pays, d'aucun r^gne, l'exemple d'une générosité si spontanée et si complète. S'il éclioue, Messieurs, savez- vous ce que cela prouvera ? Cela ne prouvera pas qu'il ait été imprudent, qu'il était fasciné ; mais, je le dis' à regret, cela ne prouvera qu'une chose, c'est que lltalie est incapable de posséder une liberté régulière, pure et généreuse comme celle qu'il veut lui donner 2. »
de Pie IX.
Plusieurs catholiques, de Rome et d'ailleurs, ne partageaient pas